Rebondissement dans l’affaire du drame de Courtemautruy

 Le Tribunal fédéral admet les trois recours des trois adultes condamnés suite à la mort d’un adolescent en janvier 2003 à Courtemautruy. Ce dernier avait été tué accidentellement par un camarade avec un fusil d’assaut. La balle à l’origine du crime avait été prise lors d’une fête au stand de tir du village. La Cour pénale du Tribunal cantonal jurassien devra donc revoir sa condamnation. 
Le père du jeune tireur, le chef du stand de tir ainsi que le président de la société de tir avaient écopé d'une peine de 60 jours-amende pour homicide par négligence. Négligence, car selon la justice jurassienne, l'accident aurait pu être évité s'ils avaient pris davantage de précautions. Le Tribunal fédéral juge ce raisonnement incorrect. Selon Monrepos, on ne peut pas infliger aux trois adultes une telle condamnation du seul fait que l'accident aurait pu être évité si des instructions plus précises avaient été données. Selon lui, il faut aussi prendre en compte la capacité de l’adolescent à assimiler ces instructions. En clair: Monrepos estime qu’il est possible que tous les avertissements aient été donnés à l’adolescent qui a tiré sur son camarade, mais que ce dernier n’en avait pas saisi la portée. /lb
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