Premier bilan du fonds de soutien aux formations professionnelles

Un peu plus d’une année après le lancement du fonds de soutien aux formations professionnelles, certaines entreprises jurassiennes restent sceptiques.
 
Le principe de ce fonds est de faire passer à la caisse les sociétés qui ne s’impliquent pas assez dans la formation. Or des entreprises formatrices estiment ne pas tirer suffisamment avantage de cet outil. Un avis que ne partage absolument pas le directeur du service de la formation et président du conseil de direction du fonds, Olivier Tschopp.
 
 
Un fonctionnement basé sur un principe de solidarité
 
Selon lui, seules les entreprises qui ne font pas suffisamment d’effort en matière de formation sont perdantes. Près de cinq cent sociétés jurassiennes sont d’ailleurs dispensées de cotiser, leur politique de formation étant reconnue comme équivalente à celle du fonds. Parmi les entreprises qui versent leur contribution, les formatrices bénéficient d’aides pour les prestations régulières.
 
 
Une aide financière pour stimuler la formation
 
Trois des quatre axes de financement prévus ont déjà été mis en place. Il s’agit de participations aux cours interentreprises, aux frais d’examens et aux cours de formateurs en entreprises. La dernière étape consistera à venir en aide à des projets qui visent la valorisation de la formation professionnelle, le développement de place d’apprentissage dans les entreprises ou d’autres requêtes amenant une qualification.
 
 
Le bilan est à faire après 3 ou 4 ans
 
Pour Oliver Tschopp, il est encore trop tôt pour tirer un bilan représentatif du fonctionnement de cet outil. Les réticences, émises dès le lancement du projet, viennent selon lui d’une divergence dogmatique sur le fait de savoir si ce fonds doit être étatique ou d’initiative privée. Des fonds similaires existent dans d’autres cantons, sans que cela ne pose problème. /iq
Partager
Link
Météo