Une motion pour interdire la mendicité dans le canton

«Depuis quelques mois déjà, nous constatons une augmentation de la mendicité dans le canton». C’est par ces mots que commence la motion du parti libéral radical. Le texte demande l’interdiction de la mendicité sur le territoire cantonal, et souligne que les mendiants sont souvent en Suisse dans une situation irrégulière.
 
 
Petit tour d'horizon des communes jurassiennes
 
La mendicité est-elle un réel problème dans le canton ? Renseignement pris dans les communes de Porrentruy, Delémont et Bassecourt, ça n’a pas l’air d’être véritablement le cas. A Porrentruy, on applique la tolérance zéro. Selon le règlement de police, quiconque pris en flagrant délit de mendicité est amené au commissariat, et peut être dénoncé au juge. Selon le commissaire, en 10 ans, ça n’est jamais arrivé. Les agents doivent intervenir tout au plus 1 à 2 fois par mois, suite à des appels de privés.
 
La politique delémontaine est un peu plus souple. On dénombre très peu de mandiants, plutôt des musiciens. Par année, une vingtaine de permis sont délivrés pour les artistes domiciliés dans la capitale. Mais les musiciens doivent tout de même demander l’autorisation aux gérants des magasins pour se poster devant leurs enseignes. Quoi qu’il en soit, la police est peu sollicitée : le commissaire dénombre une petite vingtaine d’interventions par année.
 
A Bassecourt, les cas avérés concernent le Jura Centre. Mais les autorités ne se souviennent pas de problème de mendicité au sein du village même.
 
 
Pas un vrai problème
 
Dans tous les cas, les policiers contactés mentionnent des ressortissants des pays de l’est, parfois en bande organisée. Mais contrairement à ce que prétendent les auteurs de la motion, ils auraient toujours des papiers en règle. Et à la question de savoir si la mendicité est un véritable problème dans les communes, les commissaires sont unanimes : ils répondent clairement que non. /ca
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