Réclusion de douze ans requise à l’encontre du restaurateur de Vicques qui a tué sa femme en 2007

Une peine de douze ans de réclusion est requise par le Ministère public à l’encontre d’un homme qui est accusé d’avoir abattu son épouse. Il comparait depuis ce matin devant la Cour criminelle du Jura. Ce restaurateur établi à Vicques avait froidement abattu son épouse dans la nuit du 16 au 17 septembre 2007. Ce drame avait jeté la consternation dans la région où les époux étaient très connus. L’inculpé qui a reconnu les faits doit répondre d’assassinat éventuellement de meurtre.

L’accusé raconte les faits
 
Incarcéré depuis les faits, le prévenu est arrivé menottes aux poings, entouré de deux gendarmes. Pendant près d’une heure, il a répondu aux questions du président de la cour criminelle, Daniel Logos. Il a expliqué comment le jour du drame s’était déroulé. Il n’explique pas son geste. Il dira à plusieurs reprises qu’il a été victime d’une impulsion incontrôlée. En entrant dans la chambre à coucher, il déclare avoir vu la fenêtre ouverte et il a imaginé que l’amant de son épouse s’était enfui. «Je ne sais pas combien de fois j’ai tiré, au moins trois», précise-t-il.
 
Une ambiance lourde au tribunal
 
Un silence pesant règne dans la salle. Toutes les personnes présentes imaginent la scène: une femme couchée dans son lit qui reçoit effectivement trois balles tirées par son mari. La première dans l’épaule, la seconde qui sera mortelle dans le cou et la troisième presque à bout portant au milieu du front. L’horreur.
 
«J’ai des remords, je regrette, mais je n’arrive pas expliquer ce qui est arrivé»
 
A la question «comment vivez-vous ce drame depuis?» L’accusé répond avec quelques sanglots: «j’ai des remords, je regrette, mais je n’arrive pas à expliquer ce qui est arrivé». Après une heure de débat, la substitute du procureur Valérie Cortat a soutenu l’accusation. Elle aura des mots très forts et durs envers l'accusé. Elle le décrit comme un être égoïste, égocentrique et surtout alcoolique. Elle ne lui trouve aucune circonstance atténuante. Et même si son épouse lui était infidèle, ça n’explique ni n'excuse son geste. Pour elle, la façon dont il a tué son épouse est odieuse.
 
Une peine de douze ans requise pas la substitute
 
Pour la substitute du procureur, cet homicide doit être qualifié d’assassinat. Elle rejette l’idée du meurtre passionnel. Ce qui sera plaidé par la défense. Elle a demandé à la Cour de condamner l'accusé à une peine de douze ans de réclusion. Le jugement sera rendu à 17 heures. /pb+af
Partager
Link
Météo