Le SEJ toujours mobilisé

Le SEJ veut lutter contre la précarité qui touche de nombreux enseignants. C’est l’objectif de l’une des résolutions adoptées ce vendredi après-midi par les enseignants jurassiens lors de leur congrès quinquennal qui avait lieu à Delémont. 
 
Plus de 600 personnes ont assisté à ces assises qui ont donc lieu une fois tous les 5 ans. Le SEJ en d’ailleurs profité pour réélire son président Samuel Rohrbach.
 
Il faut défendre l’école et les enseignants
 
L’une des résolutions adoptée en fin de journée par les enseignants vise à éradiquer la précarité qui touche certains des leurs. Il existe encore un nombre considérable d’enseignants engagés sur la base d’un contrat de droit administratif à durée déterminée. Nombreux sont donc les enseignants qui travaillent en n’étant pas titularisés.
 
Le SEJ veut aussi renforcer son rôle comme partenaire reconnu des autorités cantonales. Il entend être l’interlocuteur privilégié de l’Etat jurassien au sujet de l’ensemble de la problématique scolaire. Pour le secrétaire Rémy Meury, le SEJ ne veut plus être mis devant le fait accompli lors de l’élaboration de certains dossiers.
 
Les enseignants veulent rester au Parlement
 
Et puis le SEJ ne veut pas que les enseignants ne puissent plus être élus au Parlement jurassien. Dans une des résolutions adoptées lors de leur congrès à Delémont, les profs se sont opposés au projet du Gouvernement jurassien qui vise à rendre inéligibles, les membres du corps enseignant. Cette volonté figure dans le projet de nouvelle loi sur le personnel qui est actuellement en consultation. 
 
Pour le syndicat qui veut renforcer son rôle comme partenaire reconnu des autorités cantonales, il est choquant que l’exécutif choisisse de mettre à l’index une partie des employés de l’Etat. Le SEJ se prononce d’ailleurs pour l’élargissement du droit d’éligibilité à certaines catégories de fonctionnaires.
 
Une journée placée sous le signe de la lecture
 
Ce 6e congrès était placé cette année sous le thème de la lecture. Deux conférenciers prestigieux ont d’ailleurs été conviés, Michèle Petit, anthropologue de la lecture au Centre Nationale de Recherches Scientifiques en France et Stéphane Hoeben, formateur indépendant et chargé de cours dans de nombreux pays francophones.
 
L’assemblée s’est déroulée toute la journée, raison d’ailleurs pour laquelle de nombreux élèves ont eu en partie congé. En réponse aux critiques de certains parents, le syndicat rappelle simplement que cette journée qui a lieu une fois tous les 5 ans est considérée comme une journée de formation continue, elle est reconnue par la HEP BEJUNE. /gk
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