Démission de Pascal Couchepin: un coup d'éclat sous le signe du respect des institutions

Adepte des coups de théâtre, Pascal Couchepin a surpris son monde en annonçant sa démission ce matin.
 
Par «respect du fonctionnement des institutions», le conseiller fédéral a remis sa lettre de départ à la présidente du Conseil national avant d'informer la presse.
 
Âgé de 67 ans, le radical valaisan quittera le Conseil fédéral le 31 octobre. Chiara Simoneschi a donné lecture à la Chambre du peuple de la lettre du ministre, en ouverture de la dernière séance de la session d'été. «J'ai reçu une lettre qui m'a profondément émue», a-t-elle déclaré en préambule.
 
Applaudi à son entrée dans la salle, le radical a profité du débat sur la hausse de la TVA en faveur de l'AI pour saluer les parlementaires. Les élus peuvent entretenir des liens amicaux entre eux, indépendamment des dossiers à traiter et des divergences d'opinion, a relevé Pascal Couchepin. «Car on sait que faire de la politique, c'est risquer quelque chose pour le bien du pays
  
Pas besoin d'être aimé pour durer
 
Face aux journalistes, le conseiller fédéral, détendu, a distillé les anecdotes, jouant avec eux comme il le faisait depuis quelques semaines face aux rumeurs sur son départ. Il a ainsi remercié les gens de presse «de consacrer quelques minutes à cet événement secondaire dans l'histoire de la Suisse qu'est le départ d'un conseiller fédéral». Et de lancer «qu'il n'y a pas besoin de s'aimer pour s'apprécier, et je vous apprécie beaucoup».
 
Eternel dernier des sondages, le ministre, en fonction depuis 11 ans, a constaté qu'il n'y avait pas besoin d'être aimé des sondages pour durer.
 
Et d'appeler à se méfier des enquêtes d'opinion, du «bling-bling, du spumante» pour aller plutôt au fond des choses. /fq
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