Huit candidatures au Conseil d'Etat neuchâtelois

Sept candidats et une candidate.

Ils sont huit à se lancer dans la course à la succession du conseiller d’Etat démissionnaire Frédéric Hainard au Gouvernement neuchâtelois. Le délai du dépôt des candidatures était fixé à ce lundi midi pour cette élection complémentaire qui aura lieu le 31 octobre.

Aux six candidatures déjà connues, se sont ajoutées ce matin celle de Martine Kurth, sur une liste intitulée «1er Mars, refonder la République», et celle de Didier Gasser, de l'Entente cantonale  neuchâteloise. L’UDC a finalement renoncé à revendiquer le siège PLR.
 
 
Patrick Erard favori
 
Sauf tremblement de terre, le successeur du PLR Frédéric Hainard se trouve parmi trois candidats: Patrick Erard, Thierry Grosjean et Pierre-Alain Storrer. Avec un avantage incontestable au Vert Patrick Erard, qui va bénéficier du soutien de toute la gauche.

A droite, en revanche, les voix risquent de se disperser entre le PLR et le PBD, dont la section neuchâteloise sera créée le 14 octobre. Le seul espoir de Thierry Grosjean et de Pierre-Alain Storrer, au premier tour, est que Patrick Erard n’obtienne pas la majorité absolue requise.

En cas de second tour, à la majorité relative le 21 novembre, les deux formations seront condamnées à trouver un accord pour ne présenter qu’un seul candidat, ce qui apparaît compliqué puisque Pierre-Alain Storrer n’est pas du genre à jeter l’éponge. On rappellera qu’il avait claqué la porte de l’UDC en avril 2009, pour n’avoir pas été porté candidat au second tour de l’élection au Conseil d’Etat, alors qu’il avait obtenu le meilleur score de sa formation.

Outre Martine Kurth et Didier Gasser, les trois derniers candidats annoncés sont Didier Rochat, du Parti évangélique, Marc Eichenberger, du Parti démocrate-chrétien, et Daniel Licodia, sur une liste indépendante.
 
 
Une alternative pour la gauche
 
Frédéric Hainard a annoncé hier qu’il demandait la récusation de Patrick Erard, qui a présidé la Commission d’enquête parlementaire. Il subsiste une inconnue quant à la validité de la candidature des Verts. Elle peut être retirée jusqu’à vendredi midi. Si c’est le cas, la gauche aurait alors la possibilité de présenter un autre candidat jusqu’au 27 septembre.

Quant à l’UDC, qui renonce donc à présenter un candidat, elle réserve pour l’heure sa position sur un éventuel soutien au candidat PLR. Elle souhaite conduire une discussion avec Thierry Grosjean ces prochains jours. /fpa

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