Boncourt a dit adieu à «Monsieur Charles»

Les obsèques de Charles Burrus ont eu lieu vendredi après-midi en l’église de Boncourt. Près de 600 personnes y ont assisté. Le dernier homme de la dynastie Burrus à avoir dirigé l’entreprise familiale de cigarettes est décédé lundi à 81 ans.
 
«Ce jour, une page se referme pour Boncourt, pour le Jura, et, si j’ose le dire, pour la Suisse. C’est un jour de tristesse. » C’est par ces mots que le curé de Boncourt, l’Abbé Jean-Pierre N'dianyama, a ouvert la messe des funérailles de «Monsieur Charles», en présence d’une quinzaine de ses confrères, de la famille, de personnalités des mondes économique, politique, éducatif et sportif, mais aussi en présence de nombreux Boncourtois et amis, venus dire un dernier adieu à celui qu’ils aimaient tant.
 
L'humilité d'un homme ouvert
 
La cérémonie, belle, sobre, digne, a duré un peu plus d’une heure et demie. Après la lecture de l’évangile des béatitudes, tout un symbole de la personnalité de «Monsieur Charles», le délégué épiscopal Jean-Jacques Theurillat a souligné «l’humilité» de celui qui «a su reconnaitre le besoin des autres et les soutenir, souvent en toute discrétion».
 
«Charles était profondément humain et chrétien» a renchérit l’Abbé Jean-Pierre N'dianyama. D’autres qualités du défunt ont été relevées lors du dernier hommage, signé du frère de «Monsieur Charles», Roland Burrus, qui a, d’une voix sûre et émue, soufflé à son frère qu’«il laissait le témoignage vibrant d’une immense ouverture à l’autre», avant de conclure: «Adieu Charles, tu mérites bien maintenant de vivre dans la lumière.» /clo
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