Un gros travail en 2007 pour le CFI

Les dysfonctionnements de l’Office des Véhicules, les irrégularités constatées dans la gestion des transports scolaires aux Genevez ou encore les actes contestables de l’ancien directeur de la fondation Pérène: ce sont là quelques points qui ont suscité l’année passée un travail approfondi du Contrôle des finances qui vient de publier son rapport 2007. Un gros travail a été réalisé l’année passée par le CFI qui est chargé de contrôler la gestion des comptes de l’Etat.

Dans son rapport, le Contrôle des Finances avoue ne pas être en mesure de contrôler l’ensemble des unités administratives de l’Etat. Des dossiers importants ont dû être pris en charge et ont parfois nécessité plus de temps que prévu. On rappellera que la véritable mission du CFI est de déceler d'éventuelles faiblesses dans la tenue des comptes et dans la gestion financière de l'administration, mais aussi de les prévenir et de conseiller les responsables.

Important dossier traité en profondeur l’année passée par le Contrôle des finances, c’est bien sûr celui de l’Office des Véhicules. Son service de comptabilité s’est fait épingler il y a quelques mois et le service avait dû se séparer de deux de ses collaborateurs. Le CFI a mis le doigt sur de nombreux dysfonctionnements, certains avaient d’ailleurs déjà été signalés en 2005. Son rapport confirme le laisser-aller général du secteur caisse et comptabilité et nombre des recommandations sont directement liés à la gestion lacunaire de ce secteur par l'ancien chef comptable et par l'ancien caissier. De nombreuses mesures ont été prises depuis lors pour redresser la situation. L'OVJ s'est notamment fixé comme objectif durant le 1er semestre 2008 de développer des procédures et d'éviter des malversations.

Autre sujet délicat et dénoncé d’ailleurs comme le précédent au Ministère public, c’est celui des transports scolaires à l’école primaire des Genevez. A la demande du Conseil communal, le CFI a découvert que divers décomptes adressés à la Commune par l'ancien président de la Commission d’Ecole étaient plus élevés que les indemnités versées aux personnes effectuant ces transports. Malgré l'absence d'enrichissement personnel, et conformément à la loi, ces faits ont tout de même été portés à la connaissance du Procureur général.

Enfin le CFI revient dans son rapport sur les actes contestables commis par l’ancien directeur de la Fondation Pérène en regard de son devoir de rigueur en tant que responsable et gestionnaire de l'Institution. On apprend en fait qu’il a caché aux autorités une saisie de salaire de la part de l’Office des Poursuites et qu’il réglait lui-même directement les montants saisis au nom de Pérène auprès de l'Office en question. /gk

Partager
Link
Météo