Le patois se meurt dans la Vallée

C’est une partie du patrimoine jurassien qui s’en va. L’amicale des patoisants de la vallée de Delémont a été dissoute le 22 février. Première amicale créée dans le canton (1957), elle comptait au final moins de vingt membres dont la moyenne d’âge était supérieure à quatre-vingts ans. Le président de la Fédération jurassienne des patoisants Maurice Jobin estime que cette dissolution était devenue inéluctable: «Dès le moment où vous ne faites plus de pièces de théâtre, de concerts, c’est très difficile de maintenir une activité.» C’est avec la même réponse que Maurice Jobin explique le maintien de cette langue dans les autres districts. Le patois survit en Ajoie et aux Franches-Montagnes grâce au théâtre et aux chorales.
 
L'avenir, ce sont les jeunes
 
La sauvegarde du patois est inscrite dans la constitution jurassienne. Le département de la formation a mis sur pied il y a deux ans un réseau qui propose des courses d'école pour permettre aux écoliers de se familiariser avec le patois. Plus de quatre cents jeunes y ont pris part, il y a donc de l'intérêt. «Le problème ne vient pas du manque d’intérêt des élèves, signale Maurice Jobin. Le problème se situe au niveau du corps enseignant. Les instituteurs sont trop peu à vouloir donner des cours de patois.» Aujourd’hui, seules les écoles des Breuleux, de Fontenais et de Pleujouse proposent des cours facultatifs de patois. /clo
 
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