Le SIAMS cherche un directeur

Le monde de l’horlogerie et des microtechniques en plein chambardement. Le directeur du SIAMS qui démissionne, les fondateurs du salon EPHJ, qui vient d’avoir lieu à Lausanne, délogés par une organisation bâloise, MCH Group, une guerre lémano-lémanique qui se prépare et un coup à jouer pour le SIAMS, ça bouge. Et ça peut paraître compliqué à comprendre. Explications.
 
L’EPHJ, pour « Environnement professionnel horlogerie et joaillerie », c’est le salon qui vient d’avoir lieu à Beaulieu Lausanne la semaine dernière. Septante-et-un exposants jurassiens étaient présents. Ce salon est organisé depuis dix ans par trois personnes, l’expo leur appartient mais pas les locaux. Les Bâlois de MCH Group, qui organisent notamment Baselworld, ont acheté les locaux de Beaulieu et n’ont pas trouvé de terrain d’entente avec les fondateurs de l’EPHJ. Du coup, ces derniers ont choisi de poursuivre leur aventure sur d’autres surfaces. Dès l’an prochain, ils seront à Palexpo à Genève. La promotion économique jurassienne les suivra.
 
Mais les Bâlois, dirigés dès ce 1er juin par l’ancien directeur du SIAMS Pierre-Yves Schmid, ont pour idée de mettre sur pied à Beaulieu un « autre salon » dont on ne connaît pas encore les contours.
 
Le SIAMS se dit « serein »
 
Le SIAMS a donc vu son directeur se lancer dans un nouveau défi. Le président Francis Koller espère bien annoncer le nom du successeur avant l’été. Il se dit très serein par rapport à la situation incertaine des deux organisations lémaniques. Le SIAMS aura bien lieu comme prévu, du 8 au 11 mai 2012 à Moutier.
 
Un SIAMS chaque année ?
 
Au milieu de cette guerre lémano-lémanique, le SIAMS a une carte à jouer. Quelle attitude le salon prévôtois va-t-il adopter pour profiter au maximum de ce déchirement lémanique? Actuellement, le SIAMS a lieu tous les deux ans et réuni environ 450 exposants. Est-ce l’occasion de s’agrandir, et pourquoi pas de devenir un salon annuel…? Francis Koller, président du SIAMS, sourit à l’écoute de cette proposition. Il étudie la situation. Il ne souhaite évidemment pas encore trop se prononcer mais nous a affirmé qu’il ne veut pas rester les mains dans les poches.
 
Les exposants le disent eux-mêmes, ils sont gênés par la situation lémanique et certains nous ont glissé que si une exposition avait lieu chaque année dans la région, ils éviteraient ainsi de se déplacer jusqu’à Lausanne ou Genève. /clo
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19.04.2016
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