Des abus sociaux d’un nouveau genre dénoncés dans le Jura

Il s’agit plus concrètement de certaines pratiques utilisées par des sociétés étrangères employant du personnel en Suisse. L’affaire a fait l’objet d’une question écrite déposée par un député au mois de janvier.
 
Un syndicaliste s’insurge dans l’Evénement syndical de la réponse du Gouvernement jurassien. Ce dernier estime qu’un travailleur saisonnier expatrié gagne convenablement sa vie avec 1'000 euros brut par mois, plus quelques frais. Une réponse scandaleuse selon le syndicaliste.
 
L’histoire remonte à septembre 2008. Une agence de voyage de Mulhouse transfère sa quinzaine d’employés dans une société établie à Delémont. Leurs fonctions et leurs salaires ne changent pas. Mais les charges sociales sont payées depuis la Suisse, là où elles sont moins élevées qu’en France.
 
Le député jurassien UDC Frédéric Juillerat dépose alors une question écrite. Il s’interroge sur ce qu’il considère comme un cas de dumping social. Dans sa réponse, l’exécutif indique que les contrôles effectués n’ont révélé aucun dumping. Selon le Gouvernement, les salaires versés, environ 1'000 euros bruts par mois, permettent aux employés de vivre convenablement dans des pays où le niveau de vie est plus bas qu’en Suisse. L’exécutif ajoute que le système suisse ne permet pas de prévenir ou de réprimer un tel cas.
 
Selon l’Evénement syndical, cette pratique ne serait pas isolée. Plusieurs employeurs français se livreraient en Europe à ce qu’on appelle le nomadisme social. /ms
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