Une affaire de violence conjugale devant la Cour pénale

Acquitté devant le Tribunal correctionnel pour les faits les plus graves, un mari accusé d’avoir injurié, frappé et abusé son épouse se retrouve devant les juges.
L’épouse a fait appel contre le premier jugement qui avait acquitté son ex-mari de la prévention de viol et reconnu coupable d’injures. Elle accuse son ex-mari de l’avoir injuriée, frappée mais surtout violée lors de l’été 2007.
Malgré 16 jours de prison préventive, le mari a toujours nié les faits. Compte-rendu d’audience Patrick Buchwalder.
 
Aucun des protagonistes de cette bien triste affaire n’est présent à l’audience. D’origine espagnole, ils ont apparemment quitté la Suisse. Comme lors de la première audience, l’avocat de la plaignante a brossé un portrait peu reluisant de l’ex-mari de sa cliente. Pour lui, pas de doute, ce jour d’été 2007, ce mari jaloux, violent et alcoolique a violé son épouse. Comme lors du jugement en première instance, la défense a contre-attaqué en traitant l’épouse de manipulatrice et de menteuse, et en l'accusant d’être aussi violente que son mari.
 
Apparemment, la violence, verbale et physique, faisait partie du quotidien de ce couple. Les noms d’oiseaux échangés entre les deux tourtereaux étaient monnaie courante. Pour les mêmes raisons que lors du premier jugement, la cour pénale a innocenté le mari pour l’acte le plus grave - le viol - faute de preuve. Les juges l’ont condamné à 10 jours amende pour les injures.
 
Il est toutefois possible que le mari redonne signe de vie pour toucher les 4'000 francs d’indemnités alloués par l’Etat pour avoir purgé 16 jours de prison préventive. /pb
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