Une affaire de séquestration de mineur devant le Tribunal à Porrentruy

Deux prévenus comparaissaient ce matin devant le Tribunal pénal à Porrentruy. La Justice leur reproche un règlement de compte un peu trop violent en mars dernier à Delémont. Les deux frères d’origine angolaise doivent répondre d’enlèvement, séquestration et contrainte. L’un d’entre eux est aussi prévenu de lésions corporelles simples, éventuellement qualifiées, d’actes d’ordre sexuel sur enfant et vol.

C’est l’histoire du grand qui tape le petit. Elle débute avec le vol de deux paires de basket. Le principal prévenu connaît les auteurs et attend un remboursement qui ne vient pas. Le jeune angolais s’impatiente. Un soir, il emmène un des auteurs - qui est mineur - dans le sous-sol de son immeuble. Ce qui s’est passé après est bien difficile à établir.
On reproche au prévenu d’avoir donné des gifles, brûlé le torse, mis un couteau sous la gorge, plonger la tête dans l’évier et frappé le sexe de sa victime avec une ceinture. Des faits qui sont contestés à l’exception des gifles.
Le second prévenu comparaît pour avoir assisté à ces représailles et d’avoir veillé à ce que la victime ne puisse s’enfuir. S’il admet sa présence, il nie avoir joué un quelconque rôle, tout au plus a-t-il voulu s’assurer que son frère ne dérape pas.
Maître Allimann, qui représente les défenseurs, invoque le manque de preuve pour de nombreux éléments. Seule la contrainte doit être retenue pour le principal prévenu. Le jugement sera rendu lundi. /rc

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