Peter Kneubühl: tout s'est peut-être joué sur un coup de fil

Martin Buchli, Christoph Neuhaus et Ueli FriederichLa police cantonale bernoise aurait peut-être pu éviter l’affaire Peter Kneubühl. Le préfet de Bienne Werner Könitzer aurait averti les forces de l’ordre de l’état désespéré du forcené lors d’un entretien téléphonique, le 3 septembre 2010. L’épisode est révélé dans un rapport d’experts (en photo: Martin Buchli et Ueli Friederich entourent le conseiller d'Etat Christoph Neuhaus) rendu public vendredi matin.
 
«L’Etat veut me supprimer»
 
Le document ne concerne uniquement que les événements qui ont précédé le déclenchement de l’affaire, le 8 septembre. Le forcené de Bienne avait envoyé des lettres à un parent dans lesquelles il se disait convaincu que l’Etat voulait sa mort. Le préfet de Bienne aurait évoqué l’existence de ce courrier lors d’un coup de fil. L’entretien portait sur la préparation de l’intervention policière du 8 septembre au domicile de Peter Kneubühl. La police conteste, elle, cette version des faits.
 
Aucune violation du droit
 
Le rapport publié vendredi souligne qu’aucune violation du droit n’a été constatée de la part des autorités – communales ou cantonales – en charge de l’affaire. La direction bernoise de la Justice reconnaît tout au plus que l’information n’a pas toujours circulé de manière optimale entre les services. Les conclusions du rapport de police seront publiées cet été. /fra
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