Un garde-chasse auxiliaire cantonal devant le tribunal à Porrentruy

Il est accusé de délit manqué de meurtre, mise en danger de la vie d’autrui, contrainte, abus d’autorité, dommages à la propriété, et infraction à la loi fédérale sur les armes.

Les faits remontent en octobre 2008 dans la région de Miécourt. Lors d’une surveillance nocturne pour lutter contre le braconnage, le garde-chasse auxiliaire a tiré à 3 reprises en direction d’un véhicule, appartenant à un homme soupçonné de s’être adonné au braconnage.

Un des projectibles s’était figé dans le pneu du véhicule, personne n’avait été blessé. Une affaire qui avait fait grand bruit à l’époque.

Même si le verbe est courtois, c’est un euphémisme de dire que les protagonistes de cette affaire se détestent. Le plaignant fera même comprendre à la Juge, qu’il est persuadé que le prévenu lui en veut et qu’il ne sait pas pourquoi.

Au début de l’audience, il a été beaucoup question des activités de braconne du plaignant. Il répondra oui, certaines de mes activités peuvent être assimilées à du braconnage, mais pas vis-à-vis de la loi.

Le mode de chasse du plaignant est également évoqué ce qui a le don d’énerver son avocat. Il rappelle que son client est plaignant et non l’accusé dans cette affaire.

Si la victime accuse et demande réparation, de son côté le prévenu nie tout en bloc. Il expliquera que son geste était approprié en rapport à la situation. En affirmant que jamais il n’a eu l’intention de blesser et encore moins de tuer celui qui l’accuse.

Des gardes chasse entendus comme témoins sont venus confirmer deux éléments importants. Qu’ils étaient convaincus que ce soir là, le plaignant s’était adonné à la braconne, mais que le prévenu, en tant qu’auxiliaire de garde chasse, n’avait pas le droit de porter une arme et pas d’avantage de l’utiliser. /pbu

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