Fusions dans le Jura : le paysage n'a pas fini de se remodeler

Au lendemain du refus par Soubey d’adhérer à la fusion du Clos-du-Doubs, jetons un regard sur le remodelage du paysage jurassien. Les débats sont nourris à travers le canton. Tant sur le fond, le cas au Clos-du-Doubs, que sur la forme, comme à la Baroche et à la Coeuvatte.

C’est donc parce qu’ils se sentent franc-montagnards que les citoyens de Soubey n’ont pas voulu unir leur destin aux sept autres communes du Clos-du-Doubs. (voir Article paru sur notre site à 0h52). A partir du 1er janvier, ces dernières formeront la plus vaste commune du canton, réunissant 1300 habitants et sept communes : Epauvillers, Epiquerez, Montenol, Montmelon, Ocourt, Seleute et St-Ursanne. Quant à Soubey, les autorités vont se pencher sur un rapprochement avec les Franches-Montagnes.

Le prochain projet de fusion dans le canton du Jura, c’est la Baroche. Cinq communes ajoulotes sont concernées : Asuel, Miécourt Charmoille, Pleujouse, et Fregiécourt. Suite à l’initiative de citoyens de ces trois dernières communes, c’est par les urnes que les ayants-droits décideront ou non d’adhérer au projet, et non pas en assemblée communale. Le principe doit d'abord être formellement adopté le 30 avril, lors d’une assemblée commune.

A la Coeuvatte, la question du vote par les urnes a fait capoter le projet de fusion, du moins temporairement. Les communes de Damphreux, Coeuve et Lugnez étaient pourtant déjà bien avancées dans le processus. Elles devaient se prononcer la semaine prochaine.

Le Conseil communal de Damphreux a dernièrement demandé un vote par les urnes. Mais trop tardivement, car les délais ne pourront plus être respectés et le projet est pour l’heure gelé. Lugnez et Coeuve ne comprennent pas pourquoi la demande n’a pas été formulée lorsqu’il était encore tant de réagir. Pour sa part, la maire de Damphreux estime que la commune se devait de satisfaire ses citoyens.

Le sujet sera remis sur le tapis par les autorités de la prochaine législature. /dw

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