La lutte continue dans le Val Terbi

Les parents du Val Terbi unissent leurs forces. Certains d’entre eux étaient réunis hier soir à Courchapoix pour une séance d’information concernant le regroupement scolaire. Ils ont décidé de créer l’Association des parents du Val Terbi.

Non au transport des enfants

Environ 120 personnes ont répondu présentes à la conférence-débat organisée par l’association des parents d’élèves de Mervelier. Cette réunion fait suite à la volonté du gouvernement jurassien de regrouper les quatre cercles scolaires de Courchapoix, Corban, Mervelier et Montsevelier en un seul et de réduire le nombre de classe de onze à neuf. Si le projet du canton est appliqué, une partie des enfants devraient se déplacer d’un village à l’autre pour se rendre à l’école.

Les personnes présentes hier soir sont unanimes: les enfants doivent rester dans leurs villages respectifs. Evelyne Kottelat a donc proposé de créer l’Association des parents du Val Terbi. Les personnes déjà intéressées ont pu s’inscrire sur une circulaire. La première réunion devrait avoir lieu d’ici une dizaine de jours suivie d’une assemblée constitutive fin octobre.

Un seul cercle scolaire mais pas de déplacements

Catherine Fähndrich-Loviat, vice présidente du groupe de concertation, fut l’une des orateurs de la soirée. Ce groupe est l’interlocuteur du canton sur ce dossier. Opposé à la proposition de réduire le nombre de classes de onze à neuf pour les quatre villages parce que cette alternative engendrerait le transport des enfants, ce groupe va prochainement proposer une alternative au Département de l’éducation. L’objectif est d’accepter le principe du cercle unique mais de réduire le nombre de classes à dix seulement. Avec deux classes et demi par village, les enfants pourraient continuer à effectuer leur scolarité dans leurs communes respectives. Ils seraient regroupés par deux degrés pour le français et les mathématiques, par trois pour les autres branches. Ce système fonctionne déjà à Corban et Courchapoix.

Expérience québéquoise insatisfaisante

Jeanne Kuonen, spécialiste en pédagogie s’est exprimée également exprimée sur les dommages sociaux et psychologiques que peuvent représenter les déplacements d’enfants. Elle a également fait part de son expérience au Québec. Les écoles de nombreux villages ont été fermées et les enfants regroupés dans un seul complexe scolaire, ce qui a eu pour effet de réduire le dynamisme des communes. Selon Jeanne Kuonen, ces communes sont en train de faire marche-arrière. /lc...

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