Moins de civilistes: quel impact pour le Jura?

Une réduction du nombre de "civilistes" sera-t-elle négative pour la région? La question est légitime alors que le Conseil des Etats a déposé une motion mardi pour stopper l’hémorragie.
 
En effet, le nombre de civilistes est passé de 2000 demandes en 2008 à plus de 7000 l’année passée. Cette explosion est due à la simplification des démarches : l’examen de conscience ayant été supprimé pour ceux qui refusent de faire l’armée.
 
Un travail d'utilité publique
 
Francine Beuret, présidente de l’association pour la sauvegarde des murs en pierres sèches, accueille entre 13 et 18 civilistes par année pour rénover ce patrimoine francs-montagnard. Pour elle, le service civil est essentiel pour accomplir ce travail: "Je pense que c'est plus profitable à notre société de faire un travail d'utilité publique dont on a fortement besoin pour conserver nos paysages suisses."
 
Bonus pour la vie professionnelle
 

Si le service civil est utile aux associations, il donne des avantages aux jeunes qui l’effectuent, à l’image de Baptiste, actuellement chez Caritas. Il veut faire ambulancier et pourra faire valoir son expérience de civiliste pour sa formation: "Tout ce qui peux être mis dans son CV comme expérience professionnelle est toujours un plus pour intégrer les différentes écoles."

Un rapport sur le sujet sera présenté au Conseil fédéral en mai ou en juin. La Conseillère fédérale Doris Leuthard attend de voir ces conclusions pour décider d’une éventuelle révision de la loi./cca

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