Gardiennes de l'identité, les bourgeoisies disent "non" aux fusions

La perte de l’origine du nom de famille et la mise en péril des bourgeoisies. Deux arguments qui poussent aujourd’hui l’Association des Bourgeoisies de la République et Canton du Jura à s’opposer aux fusions de communes, en tout cas pour l’instant. L’ABJU a écrit à toutes les communes. Elle veut mettre la pression sur le canton pour qu’il mette en application la motion "Willemin" acceptée par le Parlement l’automne dernier. Le texte demande une modification législative (l’alinéa 2 de l’article 22 du Décret sur les fusions de communes) qui permettrait à chaque citoyen d’une commune fusionnée de trouver trace de son origine.
Les bourgeoisies entrent en action à un moment clé. D’ici la fin de l’année, de nombreuses communes du district de Delémont (comme dans la Haute-Sorne) sont appelées à se prononcer sur un mariage. Un district qui compte la majorité des bourgeoisies jurassiennes. Après les premières fusions de communes, des citoyens se sont plaints d'avoir vu le nom de leur lieu d'origine disparaître au profit de la nouvelle entité (exemple : La Baroche au lieu de Charmoille). Certains cantons ont résolu le problème en faisant figurer les deux noms d'origine sur les registres. /rce
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