La victoire de l'UDC qui dérange

Passée la surprise de l’élection d’un UDC au Conseil National, le canton du Jura va se réveiller ce lundi avec la gueule de bois pour certains. Si la victoire s’arrose, la défaite peut aussi entraîner quelques excès. On peut être sous le choc, mais pas forcément avec un électroencéphalogramme totalement à plat.

Coup de gueule :

Je suis étranger et je n’aime pas l’UDC. C’est clair et je ne m’en cache pas. Au même titre que jamais en France je n’irai voter pour un candidat du Front national, jamais dans ce pays je n’apporterai mes voix ou mon soutien à un parti qui défend des thèses auxquelles je ne peux adhérer. En l’occurrence, ça tombe bien. En tant qu’étranger, je n’ai le droit de vote que pour le Conseil des Etats. Ce qui ne m’empêchera pas de me faire le porte-parole de toutes celles et ceux qui n’ont pas choisi de porter un élu UDC à Berne. Je n’ai rien de personnel contre Dominique Baettig, mais la politique prônée par son parti m’irrite au plus haut point.

Si mes estimations sont justes, près de 49 000 personnes avaient le droit de vote pour le Conseil National ce week-end. Si on ajoute les étrangers qui ne peuvent pas voter au National mais qui ont tout de même le droit de vote dans le Jura, cela fait un total de 53 000 personnes en âge de se rendre aux urnes et qui vont se faire représenter à Berne par un élu qui a obtenu seulement 2312 suffrages, soit près de 4%, alors que d’autres sûrement plus représentatifs restent sur le carreau. C’est à n’y rien comprendre, mais les règles électorales sont ainsi faites qu’il y aucune contestation possible. Si! Deux! Celle d’ouvrir sa gueule lorsque l’on n’est pas content et celle de ne pas vouloir suivre les moutons de l’UDC. /Gaël Klein

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