Le « Poilie » porté devant la justice

Une plainte pénale a été déposée contre le « Poilie ». Un citoyen du village du Noirmont estime être atteint dans son honneur à la suite d’un article paru cette année dans le journal satirique du village, à carnaval. C’est Le «Quotidien jurassien» qui explique l’affaire dans son édition de mardi.
 
Porter plainte contre un journal de carnaval, n’est pas chose courante. Pourtant, s’y retrouver à l’intérieur ne fait pas toujours plaisir. Et pénalement, un plaignant peut gagner. Explications :
 
Le code pénal suisse ne fait pas de différence entre un journal satirique et un journal « ordinaire ». Ainsi, pour éviter la condamnation, un rédacteur accusé de diffamations devra prouver trois choses : la vérité de ses propos ; l’intérêt public de ses dires ; le fait qu’il n’a pas écrit pour dire du mal d’autrui. Le rédacteur risque un maximum de 180 jours-amende selon l’article 173 du code pénal sur les délits contre l’honneur.
Juge pénal au Château de Porrentruy, Pierre Lachat explique que dans ce genre de cas, il tente de trouver un arrangement entre les deux parties. Selon lui, une audience, qui ferait les choux gras de la presse régionale, pourrait davantage servir à raviver les braises et desservir le plaignant. /cl
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