Les carnets de route d'un voyage pour Jura Afrique 7

Départ en Afrique de l’ouest, au Burkina Faso plus précisément, où l’on trouve même un village de Bassecourt version burkinabee. Le Burkina Faso, c’est le dernier pays à traverser pour Lise Bailat et Claire Jeannerat avant d’arriver au Bénin. Les deux journalistes vont amener une voiture dans la ville béninoise de Tanguiéta pour l’association Jura Afrique. De Fada N’gourma, au Burkina Faso, le carnet de route de Lise Bailat.

On dit parfois que les petits pays font naître des gens au grand cœur… J’ai l’impression que cette maxime est valable pour le Burkina Faso, à gauche de l’énorme Mali, à droite de l’imposant Niger, et au-dessus de la puissante Côte d’Ivoire. Dès notre arrivée, la gentillesse, la tranquillité et le sourire des Burkinabés me touchent. Nous avons toujours droit à des sollicitations diverses - vendeurs, guides, et autres- mais elles se font presque timides et toujours polies. Il y a un air serein au Burkina Faso, mais il ne saurait masquer un certain ras-le-bol.

En partant de Ouahigouya l’autre jour, la ville est en grève et je vois une grande manifestation juste devant. J’ouvre ma fenêtre, un jeune homme vient à moiet me dit: «On va lapider au poste de police, mais vous pouvez continuer votre route sans soucis». Il rit et va rejoindre la manifestation…

Plus tard, à Ouagadougou, je me laisse charmer par le calme et l’ambiance des rues de la capitale, tandis que l’on nous aborde avec un autre type de demandes, poignantes, sensibles, désarçonnantes, presque douloureuses suivant les cas: On veut devenir nos amis… Là, tout de suite, en quelques heures. Etre amis. Derrière la requête, il y a bien entendu l’espoir de l’émigration. Au Burkina Faso, une personne sur trois n’atteint pas l’âge de 40 ans. L’Europe, c’est donc le paradis. La Suisse, encore davantage, pour ceux qui connaissent quelque peu… Nous sommes «la chance qui passe», comme nous l’a dit un jeune Burkinabé…

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