L’assainissement des stands de tirs jurassiens sur la touche

Les stands de tirs jurassiens sont pollués. Et la plupart doivent être assainis. En cause des concentrations de plomb beaucoup trop élevées.
La Confédération met de l’argent à disposition pour les assainir, mais dans la configuration actuelle, aucun stand ou presque du canton ne pourrait en bénéficier.
 
 
Pour assainir un stand de tir, il faut compter en moyenne 100'000 francs. La Confédération s’engage à verser 40% de la somme. Le reste étant subventionné par le canton.
 
 
Mais pour obtenir la manne fédérale, il faut que la place réponde à des critères particuliers d’ici au premier novembre: soit le stand de tir doit avoir cessé ses activités, soit des récupérateurs de balles doivent avoir été installés au moment où les tirs reprennent au printemps. Et c’est là que le bât blesse: dans le Jura, la grande majorité des stands n’a pas de récupérateurs de balles. Et sachant que l’investissement pour de telles installations s’élève à 4'000 francs par cible. Les responsables ne sont pas pressés d’en mettre. Adieu les subventions fédérales.
 
 
Ce qui ne signifie pas pour autant que les sites pollués le resteront. Tout d’abord, le canton va mettre sur pied un plan d’assainissement sur trente ans pour les stands de tir pollués. Mais aujourd’hui déjà, le canton oblige certaines places à être assainies: notamment celles qui sont situées dans les zones de protection des eaux. Dans ces cas-là, le canton ordonne et c’est aux responsables des stands d’agir: la commune dans le cas des tirs obligatoire ou les sociétés dans le cas de tirs sportifs. Certaines communes ont déjà fait des démarches pour acquérir des récupérateurs de balles. Et là, le bas blesse pour la deuxième fois: comme de nombreuses communes de Suisse ont les mêmes problèmes, les fournisseurs de récupérateurs de balles n’arrivent pas à répondre à la demande.
 
 
Les Chambres se sont donc saisies du dossier pour repousser la date butoir de 4 ans. Compte tenu des procédures qui prévalent à Berne pour la modification d’une loi, il y a de fortes chances que la date du premier novembre soit repoussée. Un sursis pour les responsables des stands, mais une pollution qui demeure sur les sites. /fq
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