Le Jura attend des explications sur les suites de l'affaire Khadafi

L’affaire Khadafi et les excuses d’Hans-Rudolf Merz n’en finissent pas de provoquer des remous dans la classe politique et notamment auprès des élus cantonaux.
 
L’attitude de la Confédération n’est pas sans soulever de nombreuses questions comme celle de savoir s’il faut édicter des règles plus claires entre les cantons et la Berne Fédérale en matière de politique extérieure.
 
Pour le ministre jurassien de la justice et de la police, Charles Juillard, cette affaire dans laquelle un gouvernement cantonal se fait quasiment mettre sous tutelle d’un tribunal même arbitral extraordinaire étranger soulève en tout cas deux problèmes majeurs.
 
Deux questions fondamentales
 
Il y a tout d’abord la séparation des pouvoirs. «En quoi l’exécutif fédéral vient se mêler de l’activité judiciaire d’un canton? C’est quand même quelque chose qu’on n’a jamais vu» s’interroge Charles Juillard.
 
Autre problème, celui de la souveraineté cantonale. Comme le rappelle le ministre jurassien, tout ce qui relève de la justice et de la police est de la compétence exclusive d’un canton. «La question est de savoir si l’on est face à un cas isolé ou s’il s’agit d’une nouveauté de la Confédération qu’elle souhaite mettre en œuvre» poursuit Charles Juillard.
 
La Confédération doit fournir des explications aux cantons
 
Selon lui, il faudra bien que la Conférence des directeurs cantonaux de justice et police demande des explications à la Confédération. «On ne peut pas rester sans rien faire dans ce cas de figure» explique Charles Juillard.
 
Reste la raison d’Etat qu’un responsable exécutif cantonal peut comprendre poursuit-il, mais la Confédération aurait dû communiquer différemment. Charles Juillard estime encore que « si Genève n’a pas été mis au courant de ce qui se tramait, c’est parfaitement scandaleux». /gk
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