Toujours pas d'interdiction pour le transport du fourrage non bâché dans les tunnels de l'A16

FourrageAutant chercher une aiguille dans une botte de foin plutôt que de tenter d’interdire le passage des camions de fourrage dans les tunnels de l’A16. Alertés en 2003 par les pompiers du danger que représente l’accumulation de paille et autres déchets dans les caniveaux des tunnels, les autorités tentent en vain d’interdire le passage des camions non bâchés. En cas d’écoulement d’un produit inflammable, le risque d’explosion serait accru.

Les camions qui transportent de la paille et qui sont non bâchés sont en forte augmentation dans le Jura: la douane de Bâle est surchargée et la police bâloise procède régulièrement à des contrôles et bloque ces camions pour les obliger à se mettre en conformité avec la loi sur la circulation routière.

Dans le Jura, la police estime ne pas avoir suffisamment de base légale pour intervenir. Au mois de juillet, son commandement a encore demandé à l’Office Fédéral des Routes d’accepter la pose de panneaux de signalisation destinés à informer les transporteurs. Berne n’a toujours pas répondu.

Outre le danger qu’elle représente pour les automobilistes qui empruntent les tunnels de l’A16, la problématique coûte également passablement d’argent à l’Etat. Pas moins de 25 tonnes de paille, sable, gravier et autres écorces ont encore été ramassés entre le 18 et le 21 juin dans les 4 tunnels de l’A16 sous les Rangiers et à Porrentruy. Coût de l’opération, 30 000 francs dont la moitié a été consacré au curage des écoulements.

C’est vrai que l’on tourne en rond dans cette affaire admet le ministre de l’Environnement et de l’Equipement, Laurent Schaffter. Mais il ajoute aussitôt que les autorités jurassiennes ne vont pas abandonner, le danger existe toujours et il faut trouver une solution. /gk

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