Elections cantonales : Ballottage général

Elisabeth Baume-Schneider du parti socialiste arrive en tête avec 13 062 suffrages. Elle récolte, pour l’instant, 49,2% des voix. Elle rate de peu une élection au premier tour.

En seconde position arrive Laurent Schaffter du PCSI avec 9851 suffrages (37,1 %). Michel Probst rétrograde à la troisième place avec 9443 suffrages (35,6%). Philippe Receveur (PDC) recueille 9245 suffrages (34,8%), Charles Juillard (PDC) 8441 (31,8%.)

Michel Thentz (PS) talonne Charles Juillard avec 30,7% des voix. Christophe Schaffter Macquat (CS-POP) grimpe à 17,9% des voix, suivi par Hubert Godat (Verts) à 17,8%. Viennent ensuite André Burri (PDC) avec 17,4 % des suffrages, Marie-Noëlle Willemin (PDC) avec 17,2%, Dominique Baettig (UDC) 15,8%, Jacques-André Aubry (PDC) 14,8% et finalement Alain Gebel (ISP) avec 5,7%.
La participation s’élève à 50,1 %.  /cat
 
Le commentaire de Lise Bailat :
 

Les Jurassiens auront sans doute exprimé deux choses à travers ce premier tour. Tout d’abord, un vote sanction à l’égard de la politique lorsqu’elle vire aux affaires. Les citoyennes et citoyens attendent de leurs autorités de la clarté, de la transparence, de l’honnêteté. Ils en ont marre des histoires de petits copains. C’est Charles Juillard qui fait clairement les frais de ce vote sanction. Pourtant, le démocrate-chrétien a un bilan positif dans son Département. Mais il incarne, malgré lui, des affaires que les autres membres du collège gouvernemental lui ont, il faut le dire, volontiers laissé endosser. Charles Juillard a une campagne poussée à faire au deuxième tour, même si ce vote sanction n’est pas forcément appelé à se répéter.

L’excellent score de Michel Thentz marque également ce premier tour. Le socialiste delémontain termine sixième, là où nombre d’observateurs attendaient l’UDC Dominique Baettig. Le vote sanction n’est donc pas couplé à un vote de défiance totale à l’encontre de la politique traditionnelle. Le PS, parti gouvernemental, reprend des forces dans ce premier tour avec une stratégie à deux noms qui a fonctionné. Les déclarations coupe-gorges de Dominique Baettig l’auront desservi au final. Et si l’UDC progresse fortement en comparaison aux résultat de 2006, il y a lieu de relativiser : Une voix sur cinq pour un conseiller national, c’est aussi un vote sanction.

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