Les deux frères ouïghours se portent bien

Une année s’est écoulée depuis l’arrivée des frères ouïghours dans le Jura: Charles Juillard en faisait l’annonce le 24 mars 2010. Six mois après leur arrivée, les deux ex-détenus de Guantanamo s’étaient exprimés en français, lors d’une conférence de presse de l’Association jurassienne d’accueil des migrants, pour dire leur reconnaissance envers la Suisse et le Jura.
 
Le directeur de l’AJAM, Francis Charmillot, évoquait alors à notre micro l’acclimatation des deux frères. Il s’agissait pour eux de prendre un nouveau départ, mais aussi de se familiariser avec un mode de vie très différent de ce qu’ils avaient connu jusque là. Aujourd’hui, cette acclimatation suit son cours.
 
 
Les deux frères vont "très bien"
 
Francis Charmillot tient toujours à préserver les deux frères de l’exposition médiatique. Mais selon lui, ils vont "très bien, compte tenu du fait qu’ils ne sont là que depuis un an". La Confédération finance habituellement l’intégration des réfugiés durant cinq ans, ce qui donne une idée du temps nécessaire. Le directeur de l’AJAM estime que de ce point de vue, Bahtiyar et Arkin Mahmut ont de l’avance. Il pronostique que les deux frères vont gagner leur indépendance financière dans ce délai de cinq ans.
 
 
Progrès importants en français
 
Le plus jeune est désormais capable de tenir une conversation de base en français, et l’AJAM est sur le point de l’intégrer à un programme de stage et de formation dans le milieu ouvrier. L’aîné, qui a eu besoin de plus de temps pour trouver une stabilité, suit actuellement un programme d’apprentissage intensif du français à Bienne, et est en train de combler son "retard".
 
Francis Charmillot précise qu’un cap a indiscutablement été franchi en fin d’année dernière. Depuis lors, les deux Ouïghours se sentent bien. Ils parviennent, au fil du temps, à mettre leur histoire derrière eux. Et ils se considèrent comme chanceux d’être ici. /lbe
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