L'affaire Hublard affole la République

La République s’agite. Les propos d’Arthur Hublard sont pris au sérieux. Le Ministère public jurassien ouvre ce mardi une enquête préliminaire de police suite à la diffusion de la lettre de l’ancien procureur.
 
Lundi, c’est la Chambre d’accusation du tribunal cantonal qui avait demandé des renseignements au Ministère public sur ses relations avec la Police judiciaire, respectivement avec le commandant.
 
 
Arthur Hublard a mis le feu aux poudres
 
Quelques jours seulement après qu’Arthur Hublard a ameuté la presse pour diffuser son ressenti au sujet de l’audit de la Police cantonale, ça bouge au château de Porrentruy. Mardi matin, le Ministère public communique qu’il se doit d’ouvrir une enquête préliminaire suite au courrier de l’ancien procureur qui avait écrit: «Imaginons que le commandant décide de ne pas transmettre une plainte au procureur, la justice ne pourrait être saisie, ce qui constituerait un délit pénal. On peut aussi imaginer d’autres situations tels des passe-droits».
Si de tels agissements venaient à être établis, ils pourraient éventuellement constituer des infractions pénales poursuivies d’office, écrit le Ministère qui ne donnera pas plus d’informations.
 
Ce communiqué est arrivé moins de vingt-quatre heures après celui de la Chambre d’accusation qui veut, elle, savoir si oui ou non il y a des problèmes de collaboration entre la police et le Ministère public. Ce dernier a vingt jours pour divulguer sa position. On n’en est donc pas au dernier rebondissement.
 
 
"Maintenant j'y crois"
 
L’ancien procureur «attendait ça avec impatience». Il avait prévu de renseigner la justice. Il est heureux que ça bouge. «Maintenant j’y crois» nous a-t-il indiqué mardi matin. Croire à quoi ? Patience avant de connaitre la réponse. Arthur Hublard a des choses à apprendre à la justice et aux Jurassiens ! Lesquelles ? Le mystère reste entier... jusqu'à vendredi matin où il doit être entendu par la procureure générale du canton. /clo
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