ETA dans le collimateur de la Comco

ETA n'a pas fini d'en découdre avec les autorités de la concurrence. La Comco ouvre une enquête préliminaire contre le fabriquant de mouvements horlogers appartenant à Swatch Group.
Elle veut vérifier si la Manufacture Horlogère - qui a son siège à Granges - bénéficie d'une position dominante sur le marché et si elle en abuse.
 
ETA a annoncé pour l'an prochain des hausses de prix à ses clients, ainsi que des changements dans les conditions de paiement. L’augmentation générale des prix pour les mouvements mécaniques est de 5%, mais pour certains produits, la hausse peut atteindre jusqu’à 15%. Les clients ne l’entendent pas de cette oreille, ils estiment qu’ETA abuse de sa position dominante sur le marché. Ils ont donc déposé plusieurs plaintes à la Commission de la concurrence.
 
Pour le Swatch Group, cette hausse des prix est légitime. ETA a dû augmenter ses capacités de production. Ce qui passe par de nouvelles machines et du personnel en plus. Les coûts de certains matériaux ont aussi augmenté. Autant d’éléments qui poussent la manufacture à revoir ses prix vers le haut. Swatch Group s’estime d’ailleurs serein quant aux conclusions de l’enquête. Il relève aussi que tous ses clients sont logés à la même enseigne, puisque ces mesures touchent aussi bien les clients internes – appartenant au Swatch Group – que les autres.
 
Ce n'est pas la 1ère fois qu'ETA est dans le viseur de la Comco. Un conflit avait déjà éclaté en 2002 entre la société et ses clients. ETA voulait cesser de livrer ses ébauches aux sous-traitants. Un accord à l'amiable avait été trouvé./fq
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