Le Parlement jurassien refuse de justesse la création d’une CEP sur le pornogate

Il n’y aura pas de CEP sur le pornogate. Par 29 voix contre 29 (!), le Parlement jurassien a décidé de refuser la création d’une Commission d’enquête parlementaire qui aurait été chargée de faire toute la lumière sur les conditions dans lesquelles l’analyse du trafic du réseau informatique cantonal a été ordonnée puis exécutée dans l’affaire du pornogate. Lors d’un vote à bulletin secret, la motion est réputée refusée lorsqu’il y a égalité de voix.
 
Un long débat
 
Comme on pouvait s’y attendre, le débat sur la création d’une commission d’enquête parlementaire a suscité un vif et long débat au sein du Parlement jurassien, plus d’une heure et quart et une suspension de séance. L’auteur de la motion Serge Vifian a expliqué à ses collègues l’importance de la création de cette commission d’enquête parlementaire. Sans prendre formellement position sur la création de cette CEP, le Gouvernement par la voix de son président Michel Probst a tenu quant à lui à rappeler l’ensemble des faits. Il a précisé que le Gouvernement ne voyait pas comment une commission d’enquête pourrait obtenir des renseignements supplémentaires dans cette affaire.
 
Le Parlement divisé
 
Le PSJ et le CS-POP ont clairement soutenu la création de la CEP censée répondre à de nombreuses zones d’ombres. Le PDC et le PCSI ont estimé pour leur part pour de nombreuses raisons qu’il fallait désormais classer cette affaire. On s’est montré plus divisé sur la question au PLR et à l’UDC.
 
Invité à s’exprimer une nouvelle fois avant le vote à bulletin secret qu’il a lui-même demandé, Serge Vifian a balayé en brèche les arguments développés par les opposants à sa motion interne et a appelé les députés à prendre leurs responsabilités. Au final, c’est donc de justesse que la création de cette CEP a été refusée puisque le vote à bulletin secret a livré une égalité parfaite au sein du Parlement. Dans ce cas, le règlement est formel, la motion est refusée. /gkl
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