Elles l’accusent d’abus sexuels, lui nie tout

Un homme comparaissait mardi matin devant la Cour criminelle du Tribunal cantonal de Porrentruy. Il est prévenu de contrainte sexuelle et viol sur trois filles, dont une mineure, et d’escroquerie pour avoir simulé le vol d’objets dans sa voiture.

 
«Au début on était heureux, à la fin il ne voulait plus que du sexe. Parfois il me forçait». C’est ce qui ressort des propos de la plaignante, qui était alors deux fois moins âgée que lui. Elle raconte aussi comment elle a appris qu’il aurait forcé sa petite sœur, âgée de 14 ans au moment des faits, à coucher avec lui.
 
Celle-ci, également partie plaignante, a détaillé ce que l’homme lui aurait fait subir. Elle s’est opposée verbalement mais, tétanisée par la peur, elle finissait par se laisser faire. A aucun moment il ne l’aurait menacée.
 
Une troisième fille, amie de la plaignante, aurait également été abusée par le prévenu. Lui nie en bloc. Il n’a jamais violé ou violenté son ancienne amie. Quant à la petite sœur et l’autre fille, il ne les aurait jamais touchées. «C’est de la science fiction.» Il ne comprend pas.
 
Pour mieux comprendre la nature de leur relation, la Cour a voulu revenir au début de l’histoire d’amour… qui a d’abord séduit qui ? Pour lui, c’est elle. Pour elle, c’est lui… «Même sur un fait banal comme celui-là, vous n’arrivez par à vous mettre d’accord.» Le juge Daniel Logos s’étonne. Entre deux versions des faits complètement opposées, l’audition des témoins dans l’après-midi permettra peut-être de savoir un peu mieux où se situe la vérité. /cad
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