Acquitté après un concert qui n'a jamais eu lieu

Un ressortissant français connu dans la région pour l’organisation d’événements a été acquitté ce matin par la Cour pénale à Porrentruy.
 
Il avait été reconnu coupable d’escroquerie et condamné à 60 jours/amende par le tribunal correctionnel pour le fameux "flop" du concert de Munoz, organisé en août 2006 à Bassecourt.
 
La Cour pénale a estimé que l’organisateur de ce fiasco était l’autre personne condamnée en première instance à 24 mois d’emprisonnement, dont un an ferme, et non pas le recourant.
Il a donc été relaxé avec une indemnité de 500 francs à titre de tort moral. Les frais, qui atteignent près de 18'000 francs, sont à la charge de l’Etat. Compte rendu d’audience, Patrick Buchwalder.
Un jugement sans plaidoirie, ni réquisitoire, ni prévenu.
Les conclusions des parties ont été faites par écrit et le recourant a été dispensé de comparaître. Les 3 parties civiles présentes ont été les seules à s’exprimer lors des débats et surtout après l’énoncé du jugement.
 
Leur mécontentement était perceptible, c’est le moins que l’on puisse dire. Le Président de la Cour Daniel Logos a expliqué comment les juges en sont arrivés à libérer le prévenu.
 
Les faits démontrent que pour cette fameuse soirée, il n’y avait qu’un seul organisateur et qu’il ne s’agissait pas du recourant. Du moins, il n’existe pas de preuves suffisantes pour l’affirmer.
 
Dans ces conditions, le prévenu n’avait aucune obligation envers les personnes qui avaient acheté leur billet pour assister au concert de Munoz.
 
En conclusion, une seule personne est responsable de cette escroquerie : celle qui a été condamnée en première instance à 2 ans d’emprisonnement dont 12 mois ferme. Le recourant resté du côté de Marseille sera certainement heureux d’apprendre la nouvelle.
 
Comme l’a relevé le Président du tribunal Daniel Logos, le droit et la morale ne font parfois pas bon ménage.  /pb
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