Le Parc régional du Doubs n’intéresse toujours pas Muriaux

Le projet de Parc régional du Doubs reste au point mort à Muriaux. Et pourtant la commune a obtenu ses éoliennes. Rappelons que pour se voir octroyer le permis de construire des trois mâts, les autorités communales avaient fait pression sur le canton. Elles avaient posé comme condition à une éventuelle adhésion au parc l’autorisation d’implanter trois éoliennes sur leur territoire. Mais Muriaux ne semble pas pressée de se repencher sur la question du parc.
 

Des arguments qui laissent le maire sceptique

«Il a fallu trois ans pour obtenir le permis. Nous nous autorisons les mêmes délais si nécessaire pour réétudier le cas.» C’est en substance la position du maire Pierre-André Gigon, joint mercredi matin par téléphone. Selon lui, il ne s’agit pas de rompre une promesse. La commune s’est déjà prononcée deux fois contre le projet de parc régional du Doubs et tant qu’aucun élément nouveau ne lui aura été présenté, elle n’a pas de raison de revoir sa position. Une rencontre en novembre avec le président de l’APNRD, Jean-Pierre Beuret, n’a pas convaincu. Le maire estime aussi que le projet ne propose rien de plus que ce qui existe déjà, si ce n’est de la paperasserie. Quant aux récentes bisbilles qui ont entaché la direction de l’association, elle a fini de décourager les indécis.
 

On ne lâche pas le morceau

Bernard Soguel, vice-président de l’association du parc ne partage pas cet avis. Pour lui, le projet amène de véritables nouveautés et de grands avantages pour l’agriculture notamment. Ce que confirme le président, Jean-Pierre Beuret, qui précise que l’aventure a pris un nouveau cap. Cela comprend notamment une collaboration accrue avec les milieux agricoles, de l’économie réelle et de l’artisanat. Quant à la paperasse, c’est le secrétariat de l’APNRD qui s’en chargera. Pas de crainte non plus que de nouvelles restrictions écologiques pèsent sur les communes. L’objectif de l’association est de favoriser la vie des habitants du parc et non de la compliquer, insiste Bernard Soguel. L’optimisme reste par ailleurs de mise. Le vice-président espère obtenir une adhésion d’ici la fin de l’année. Une séance doit d’ailleurs réunir mi-octobre des représentants du parc, des communes de Muriaux et du Bémont et le ministre en charge du dossier Laurent Schaffter. /iqu

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