La gauche lance sa campagne contre le frein à l’endettement

Le comité «Non au frein à l’endettement» a donné ses arguments aujourd’hui. Composé du PSJ, du CS/POP/Verts, ainsi que des organisations syndicales UNIA et USJ, il s’oppose aux positions du Gouvernement qui prône le oui le 7 mai.

Seuls les investissements indispensables seraient réalisés

Selon le comité, cet outil économique est trop contraignant. Il ralentirait, voire empêcherait nombre d’investissements importants en temps de crise. Des investissements profitables au développement du canton et des infrastructures dont jouit toute la population.

Si une dérogation est possible une année, les budgets dépassant un autofinancement de 80% ne pourraient être acceptés qu’avec l’aval du peuple par la suite. Ceci entraînerait des complications dommageables, notamment que le Jura pourrait se retrouver sans budget pendant plusieurs mois.

Le projet jurassien plus contraignant qu’ailleurs

Les opposants sont défavorables à une inscription du texte dans la Constitution plutôt que dans la loi, ce qui rend son application d’autant plus rigide. De plus, seul le canton du Jura propose un autofinancement de 80% sur un seul exercice, alors qu’à la Confédération et dans les cantons où le frein à l’endettement est en vigueur, cette exigence se fait à moyen terme.

Regard sur le passé

Enfin le comité estime que le projet ne tient pas compte de l’expérience du canton. En 30 ans d’existence, le degré d’autofinancement des budgets s’est élevé en moyenne à un peu moins de 43%. Par contre, les comptes ont révélé un degré d’autofinancement qui s’élevait à près de 85%. La gauche se pose donc la question de l’utilité du frein à l’endettement. Elle juge les moyens mis en œuvre actuellement suffisants pour piloter les finances. /iq

Partager
Link
Météo