La force du franc mène la vie dure aux commerces

La force du franc pèse sur l'activité des entreprises exportatrices, mais pas seulement. La cherté de notre devise, qui persiste depuis plus d’un semestre, affecte certains commerces de la région.  Des clients jurassiens préfèrent se tourner vers la France pour leurs courses. Le moral plutôt bas des consommateurs est également mis en avant.
 
 
Clientèle stable, mais paniers moins garnis
 
 
Selon le porte-parole de Coop Suisse romande, la force du franc se ressent du côté de Genève et du Jura, pour le grand magasin. Daniel Rey note toutefois que la baisse du chiffre d’affaires est toute relative. Elle s'affiche en baisse de deux points sur l’ensemble de la région, avec un magasin à Porrentruy en transformation intégrale. Coop enregistre même davantage de fréquentation dans ses magasins de la région, mais le panier moyen est en diminution. Autrement dit, les clients restent fidèles mais achètent moins. Une tendance ressentie également chez Aldi à Delémont. Les caddies y sont moins remplis depuis le début de l’année. En revanche, le casseur de prix a vu son chiffre d’affaires augmenter dans la capitale jurassienne, selon la gérante adjointe de la succursale.
 
 
Les commerces touchés mais optimistes en Ajoie
 
C’est en Ajoie, sans surprise, que la force du franc affecte le plus les commerces. Le gérant de Migros à Porrentruy, Martin Clerc, relève que la tendance est générale pour le Gérant orange. "Tous les magasins très proches de la frontières sont touchés à double sens : Les Suisses vont en France, et les Français ne viennent plus en Suisse", affime-t-il. Mais Martin Clerc se veut positif. Il estime que les consommateurs pourraient économiser un peu en vacances cet été et dépenser plus de retour au bercail. Même appréciation pour le président de l’Union des commerçants d’Ajoie et du Clos-du-Doubs. La tendance est double selon lui. "Les gens ont peur et dépensent le moins possible et le franc fort tue le commerce" .  Mais Jean Müller tient aussi à positiver. La région a encore du potentiel pour s’ouvrir sur l’extérieur.
 
 
A qui profite la faiblesse de l'Euro ?
 
La problématique du tourisme commercial est également due aux marges enregistrées par les distributeurs, selon la FRC. La Fédération romande des consommateurs estime que le consommateur ne profite pas de la faiblesse de l'Euro en Suisse. Les intermédiaires ne jouent pas le jeu, selon elle. /lba
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