Il a opté pour un postulat du PCSI, nettement moins contraignant. Or, tous les autres cantons suisses ont déjà légiféré ou s’apprêtent à le faire. L’exception jurassienne n’étonne guère Jean-Charles Rielle. Le conseiller national et médecin responsable du CIPRET Genève, Centre d’Information pour la Prévention du Tabagisme, donne une piste pour expliquer le phénomène : la présence dans le canton d’une industrie du tabac génératrice de nombreux emplois.
De la passivité des autorités
Pour Jean-Charles Rielle, le Jura se contente d’attendre passivement une loi fédérale qu’il juge d’ailleurs beaucoup trop timorée. Les établissements de plus de 80 m2 pourront conserver une partie fumeurs et leurs employés accepteront par contrat de rester exposés à la fumée.
Mais dans l’intervalle, ne rien faire pour préserver la santé de la population contre un toxique plus puissant que l’amiante relève selon le conseiller national de l’irresponsabilité. /iq

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