Philip Morris et British American Tobacco menacés

Les cantons de Neuchâtel et du Jura sont directement concernés par l’accord de libre-échange agricole en négociation avec l’Union européenne. Leurs plus gros contribuables, Philip Morris et British American Tobacco, vont peut-être devoir restreindre leurs activités sur le sol suisse.

En effet, l’accord de libre-échange agricole comprend tout un pan sanitaire qui interdit la production de cigarettes particulièrement nocives, contenant plus de 10 mg de goudron, 1 mg de nicotine et 10% de monoxyde de carbone. Une grande part des cigarettes fabriquées par Philip Morris et BAT dépassent ces normes et est destinée au marché asiatique et du Moyen-Orient.
 
 
Emplois en danger
 
Si l’accord de libre-échange agricole est conclu tel quel, les cigarettiers suisses pourraient délocaliser leur production hors de l’Europe. Environ 3000 emplois sont menacés, dont 800 dans le canton de Neuchâtel.
Des chiffres qui font bondir le conseiller national neuchâtelois Laurent Favre. Il déposera une motion parlementaire en mars pour demander que la question des cigarettes soit exclue des négociations avec l’UE.
 
De plus, les cantons de Neuchâtel, Jura, Vaud et Lucerne ont mis sur pied une task force intercantonale pour faire pression sur l’Assemblée fédérale et le Conseil fédéral.
 
 
PMP et BAT optimistes
 
De leur côté, Philip Morris et BAT affirment que les cigarettes à haute teneur en goudron, nicotine et monoxyde de carbone constituent environ 50% de leur production destinée à l’exportation. Si l’accord de libre-échange est conclu, les structures de Neuchâtel et de Boncourt seront sérieusement remises en question.
 
Mais les deux cigarettiers disent faire confiance aux autorités suisses pour empêcher la mise en place des restrictions voulues par l’Union européenne. /mvr
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