Des particuliers portent plainte contre la Raiffeisen Clos du Doubs et Haute-Ajoie. Les propriétaires d’une maison à Rocourt s’estiment injustement traités par la banque.
Alors qu’ils tentent de vendre le bâtiment, ils disent subir des pressions pour que le prix de vente soit cassé. Une affaire privée que le couple a décidé de rendre publique, en informant les médias du dépôt d’une plainte contre la banque.
Pressions injustifiées?
Le couple en question possède une maison à Rocourt. Mais mari et femme ont déménagé à l’étranger, raison pour laquelle ils ont mis leur bien en vente, à un prix de 250'000 francs. Cette maison est actuellement hypothéquée à la banque Raiffeisen de Haute-Ajoie. Précisons que le couple n’est pas pressé de vendre, car il indique posséder un compte suffisamment fourni pour payer les intérêts du prêt durant quelques mois encore.
Selon les propriétaires, l’un des responsables d’agence de la banque les a récemment contacté, leur conseillant d’abaisser le prix de vente. Peu après, la banque a bloqué les avoirs du couple. Enfin, les propriétaires ont reçu un recommandé de la Raiffeisen, les obligeant à rembourser l’hypothèque immédiatement. Ils se disent aujourd’hui pris à la gorge par les factures qu’ils ne peuvent plus payer, suite au blocage de leur compte. Ils ne peuvent pas non plus débourser de suite le montant de l’hypothèque. Parallèlement, une offre d’achat urgente leur est parvenue, à 150'000 francs, ce qui est bien inférieur, selon eux, à la valeur de la maison.
La Raiffeisen se défend
Le couple nous a indiqué qu’il soupçonnait le responsable d’agence d’avoir un intérêt dans la vente de la maison à un prix cassé. Il porte donc plainte, estimant que les mesures prises par la banque ne sont pas justifiées. Mais selon la banque Raiffeisen, elles le sont bel et bien. Le porte-parole, Philippe Thévoz explique que la résiliation anticipée du prêt hypothécaire par la Raiffeisen repose sur un article du contrat de base hypothécaire. En l’occurrence, la présence d’avis de saisie, et le nombre important de poursuites et d’actes de défaut de biens à l’encontre des clients constituent un motif valable de résiliation anticipée. En d’autres termes, le couple a des dettes, trop de dettes, et cette situation justifie la décision de la banque.
Le porte-parole indique encore que de nombreux courriers envoyés au couple sont restés sans réponse depuis plusieurs mois. Quant aux reproches formulés à l’encontre du responsable d’agence, ils sont rejetés par la banque. La Raiffeisen explique qu’une vente de gré à gré nécessite dans tous les cas l’accord des vendeurs. A ce jour, les responsables de la banque n’ont pas connaissance d’éventuels intéressés pour la maison, et disent ne déployer aucune activité en ce sens, mise à part la vente forcée, qui vient d’être demandée à l'office des poursuites. La banque précise enfin que le recouvrement d'un crédit en souffrance relève de ses activités usuelles. /lbe

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