A Davos, place aux anciens et aux nouveaux risques globaux

A Davos, place aux anciens et aux nouveaux risques globaux

Photo: Keystone

La 46e réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF) s'ouvre ce mercredi à Davos (GR). Outre la Syrie et l'environnement, cette édition fait place aux nouveaux risques de la 'quatrième révolution industrielle'. Les Etats-Unis y sont particulièrement présents.

La géopolitique, cette fois encore, reste au coeur du forum qui a pris ses quartiers dans la station grisonne jusqu'à samedi. Pour la première séance plénière, le président de l'Allemagne Joachim Gauck doit lancer le débat sur la crise migratoire.

Les pays voisins de la Syrie en pleine guerre civile ont tous envoyé des délégations. A peine entré en vigueur l'accord nucléaire en échange d'une levée des sanctions, l'Iran revient lui aussi à Davos, en mal d'investissements étrangers pour soutenir sa croissance.

L'environnement se réinvite également à l'agenda. Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon devrait y réitérer son appel à concrétiser l'accord de Paris sur le climat.

Nouveaux risques

Le fondateur et président du WEF, Klaus Schwab, 77 ans, veut lui alerter la planète sur les menaces de la 'quatrième révolution industrielle'. Inédit par sa vitesse et ses impacts, ce 'tsunami' va bouleverser des systèmes entiers de production, de distribution et de consommation,

Les avancées dans le domaine de l'intelligence artificielle, de la robotique, d'Internet, de l'impression 3D ou encore de la nanotechnologie ou de la biotechnologie démultiplient les chances. Mais aussi les nouveaux risques globaux, en termes d'emplois et d'exclusion, prévient le professeur Schwab.

La 'quatrième révolution industrielle' pourrait provoquer la perte d'environ 5 millions de postes de travail d'ici à 2020. Selon les experts du WEF, toutes les branches et tous les pays sont concernés, même si certains sont mieux préparés au tournant numérique.

Forte présence américaine

Cette année, la grand-messe accorde une forte visibilité à l'agenda américain. Le vice-président des Etats-Unis Joe Biden y conduit la plus large délégation jamais venue à la station grisonne. Il a déjà rencontré lundi à Zurich le président de la Confédération Johann Schneider-Ammann.

Joe Biden doit adresser mercredi en fin de journée une allocution spéciale. Vendredi, c'est au tour du Secrétaire d'Etat américain John Kerry, suivi du chef du Pentagone Ashton Carter aux côtés du président afghan Ashraf Ghani.

Les autres puissances du G7 présentent, elles, des délégations allégées, malgré la présence des premiers ministres britannique David Cameron et canadien Justin Trudeau. La France y délègue son premier ministre Manuel Valls.

Suite à l'essai de bombe à hydrogène début janvier, le WEF a retiré à la Corée du Nord son invitation. Pyongyang s'est plaint de cette 'mesure inamicale', soulignant 'que le forum sera tenu pour responsable des conséquences'.

En l'état, environ 40 chefs d'Etat ont annoncé leur participation. Côté suisse, exceptée la ministre de justice et police Simonetta Sommaruga, les autres six sages sont attendus, pour parler notamment bilatérales.

Au total plus de 2500 décideurs politiques, patrons d'entreprise ou d'organisation, experts académiques, artistes et chefs religieux doivent converger vers Davos. La communauté des affaires sera plus nombreuse que jamais.

/ATS
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