Appel de l'OMC à faire de Nairobi un succès

Appel de l'OMC à faire de Nairobi un succès

Photo: Keystone

Le directeur général de l'OMC et la ministre des Affaires étrangères du Kenya ont lancé mercredi un appel à faire de la conférence de Nairobi, en décembre, un succès. Il reste six mois pour surmonter les divergences.

'Nous avons la responsabilité de faire en sorte que le commerce continue à jouer pleinement son rôle pour le développement. La conférence de Nairobi est une occasion à ne pas manquer', a déclaré le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à l'occasion du cinquième examen de l'aide pour le commerce en présence d'un millier de participants réunis pendant trois jours à Genève.

La ministre des Affaires étrangères et du commerce international du Kenya, Amina Mohammed, a souligné que la conférence de Nairobi, du 15 au 18 décembre, sera la première organisée par l'OMC en Afrique. Elle présidera les travaux des 161 pays membres.

La première en Afrique

'Ce sera la première en Afrique et elle doit aboutir à des résultats pour toute l'Afrique', a-t-elle dit. 'Il faut que ce soit un succès retentissant', a affirmé la ministre en appelant tous les pays à faire preuve de flexibilité.

Le patron de l'OMC a précisé qu'à Nairobi, il faudra aller de l'avant sur les acquis de la conférence de Bali: mise en oeuvre de l'accord sur la facilitation des échanges, mesures pour les pays les moins avancés, décisions sur le coton et la sécurité alimentaire; et en même temps faire des progrès sur les autres dossiers du cycle de Doha (agriculture, accès au marché des produits industriels et services).

Part croissante des pays en développement

'Depuis la création de l'OMC il y a 20 ans, environ les deux tiers de la réduction de la pauvreté ont résulté de la croissance économique dans les pays en développement. Et le commerce en est un moteur important', a souligné Roberto Azevedo.

Les pays en développement représentent désormais quatre sur cinq des pays membres de l'OMC, a noté le Brésilien. Leur part dans le commerce mondial des marchandises a passé de 27% en 1995 à plus de 43% aujourd'hui. Pour le commerce des services, leur part a grimpé d'environ 25% à 35%, a indiqué M. Azevedo.

'D'énormes progrès ont été réalisés, mais clairement nous devons faire davantage', a-t-il affirmé. 'Le chemin devant nous est encore loin d'être clair, c'est maintenant qu'il faut être sérieux et commencer à prendre les décisions politiques nécessaires', a déclaré le directeur général de l'OMC.

/ATS
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