Attentat en Isère: le suspect avoue l'assassinat

Attentat en Isère: l'auteur présumé reconnaît l'assassinat

Photo: Keystone

L'homme accusé de l'attentat commis vendredi à Saint-Quentin-Fallavier, près de Lyon, a été transféré dimanche vers la région parisienne où il sera retenu dans les locaux de la sous-direction anti-terroriste. Il a reconnu avoir tué son patron.

Le chauffeur-livreur de 35 ans 'prétend avoir tué' son employeur 'sur un parking', a indiqué une de ces sources. Le suspect avait gardé le silence jusqu'à samedi. 'Il a commencé à s'expliquer sur les circonstances des faits', a dit une source judiciaire.

Les enquêteurs cherchent à savoir ce qui s'est passé avant son arrivée sur le site, où ses mouvements ont été enregistrés par deux caméras. Le suspect a projeté un véhicule contre des bonbonnes de gaz, sans faire de victimes.

Le corps décapité de son patron a été retrouvé à côté du véhicule et la tête accrochée sur un grillage entourée de deux drapeaux de l'Etat islamique.

L'examen du portable du suspect a montré qu'il s'était pris en photo avec la tête de la victime. Il a envoyé ce cliché macabre vers un numéro de téléphone canadien. Mais depuis qu'ils ont repéré cette photo samedi, les enquêteurs ont pu établir que le destinataire était en fait dans les zones de djihad irako-syriennes, a appris l'AFP dimanche de source proche du dossier.

'Guerre de civilisation'

Moins de six mois après les attentats de janvier à Paris, qui ont fait 17 morts, l'attaque a constitué un nouveau choc. La France fait face à 'une menace terroriste majeure' qu'il faudra combattre 'dans la durée', a averti dimanche Manuel Valls.

Lors du 'Grand Rendez-vous' Europe 1-iTELE-Le Monde, le premier ministre français a évoqué 'une guerre de civilisation' menée par les djihadistes contre 'les valeurs humanistes universelles', 'nos valeurs, notre société, nos civilisations'.

Il a toutefois précisé dans le 'Journal du dimanche' que la France n'est pas en guerre contre l'islam. Et 'la bataille se situe au sein même de l'islam avec, d'un côté, un islam pratiqué par l'immense majorité de nos compatriotes de confession musulmane qui revendiquent des valeurs humanistes universelles et, de l'autre, un islamisme obscurantiste et totalitaire'.

Pour le chef du gouvernement français, le combat 'sera long' et 'on ne peut pas réclamer immédiatement des résultats'. Les moyens de renseignement et de sécurité mis en oeuvre par son gouvernement sont 'à la hauteur de la menace', a-t-il précisé.

/ATS
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