Collardi: des cas comme Petrobras et Fifa ne devraient plus arriver

Collardi: des cas comme Petrobras et Fifa ne devraient plus arriver

Photo: Keystone

Impliquée dans les scandales de corruption Petrobras et Fifa, la banque Julius Baer améliore son système pour que de tels cas ne surviennent plus, a déclaré Boris Collardi. L'identification des clients problématiques devrait durer jusqu'à 2020.

'En tant que banque active globalement, il existe un certain risque' que l'établissement soit impliqué, via un transfert d'argent, dans des cas de corruption, a déclaré Boris Collardi, patron de Julius Baer, dans une interview à la Schweiz am Sonntag. Dans le cas de Petrobras, 'nous collaborons avec les autorités afin d'éclaircir les faits et le comportement' des personnes concernées.

Dans l'affaire de la Fifa, Boris Collardi a démenti le fait que 16 fonctionnaires de la Fifa auraient des comptes chez Julius Baer. Le patron de la banque ne peut en dire plus en raison de l'enquête, sinon qu'un collaborateur de l'établissement a violé les règlements internes et qu'il a été immédiatement licencié.

Cet ex-employé est momentanément aux Etats-Unis et coopère, tout comme la banque, avec les autorités. Dans le cadre de l'identification des clients et de la lutte contre le blanchiment d'argent, Boris Collardi a ajouté que la banque a adopté un agenda et clairement défini les jalons. 'Les problèmes de réputation sont mauvais pour chaque institut', a-t-il précisé.

Par rapport au développement de la banque, Boris Collardi a confirmé la forte croissance en Asie. 'Nous avons engagé environ 100 nouveaux collaborateurs en Asie depuis le début de l'année'.

Il dément les rumeurs

Répondant aux rumeurs le concernant, Boris Collardi a démenti vouloir quitter la banque privée zurichoise pour le groupe bancaire genevois Lombard Odier, même s'il connaît très bien Patrick Odier et qu'il a grandi dans la région lémanique. 'Je suis et je reste chez Baer', a-t-il précisé.

Evoqué pour succéder à Patrick Odier à la présidence de l'Association suisse des banquiers (ASB), Boris Collardi estime que le poste de CEO d'une société cotée n'est pas compatible en matière de temps avec la présidence d'une association. Pour le moins pas avec l'actuelle définition du cahier des charges.

/ATS
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