Davantage de collisions sur les pistes de ski, faute de neige

Davantage de collisions sur les pistes de ski, faute de neige

Photo: Keystone

Le manque de neige durant les fêtes a provoqué davantage de collisions entre skieurs. De nombreuses pistes sont restées fermées et les amateurs de sports d'hiver étaient souvent concentrés dans des espaces plus restreints, augmentant le risque de se rentrer dedans.

'Les accidents dus à des collisions durant les fêtes étaient plus nombreux que l'année précédente', a indiqué à l'ats Christoph Sommer, médecin-chef du service de traumatologie à l'hôpital cantonal des Grisons.

Entre Noël et le 3 janvier de cette année, 14% de blessés ont dû être soignés suite à une collision. En 2014, ce taux ne s'élevait qu'à 5%.

Les mauvaises conditions de neige et les températures printanières ont contraint de nombreux domaines à réduire le nombre de remontées ouvertes. Et le beau temps a attiré beaucoup de skieurs sur les pistes.

Certaines étaient très étroites, se réduisant à un serpent de neige artificielle au milieu d'un paysage vert. Résultat, les skieurs avaient moins de place et plus de difficultés à s'éviter.

Sur le domaine skiable d'Anzère (VS), 'les skieurs ont été prudents', a indiqué Gilles Praplan à l'ats. Aucune collision n'est à déplorer. Mais les blessures à l'épaule ont été plus nombreuses, à cause de la neige artificielle plus dure.

Urgences calmes

Les beaux jours entre Noël et Nouvel An ont favorisé les accidents. 'Les conditions météorologiques se reflètent généralement sur le nombre d'interventions', a indiqué la Rega dans un communiqué daté du 3 janvier. Les hélicoptères ont effectué plus de 320 missions durant les Fêtes, surtout en faveur des fans de sports d'hiver.

Mais, de manière générale, les urgences ont été moins sollicitées que les années précédentes. Sans avoir de chiffres précis, le Dr José Iglesias, directeur des soins à l'hôpital Riviera-Chablais, constate une diminution du nombre d'accidents de type traumatique. Le nombre de skieurs aurait diminué d'environ 30% dans les Alpes vaudoises entre les Fêtes par rapport aux années précédentes, selon diverses sources.

Le CHUV n'a pas non plus constaté d'augmentation des polytraumatisés graves, a indiqué à l'ats Olivier Borens, médecin-chef des unités de traumatologie et chirurgie septique. Mais, précise-t-il, l'hôpital universitaire ne traite que les cas les plus sévères.

De 4 à 7% en 20 ans

Au cours des vingt dernières années, les accidents par collisions ont augmenté. Selon un rapport du Bureau de prévention des accidents (bpa), lors de la saison 1993-1994, 4% des accidents étaient provoqués par des collisions (environ 2% chez les snowboarders).

En hiver 2013-2014 ce taux a grimpé à quelque 7% (4% chez les snowboarders). Malgré cette progression, 'ce niveau reste bas', d'après le porte-parole du bpa Daniel Menna.

Neige artificielle plus dure

Il est aussi plus difficile de maîtriser ses lattes sur de la neige artificielle, rappelle Samuli Aegerter, chef de la campagne 'sports de neige' pour la Suva, l’assurance suisse en cas d’accidents.

La densité du manteau neigeux est environ d'un tiers supérieure à la neige naturelle. La masse est quant à elle deux fois plus élevée. La surface des pistes est donc plus dure. Cela vient du fait que la neige fabriquée par les enneigeurs contient moins d’air que la neige naturelle.

/ATS
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