Deux ex-patrons de la caisse CPT devant le Tribunal économique

Deux ex-patrons de la caisse CPT devant le Tribunal économique

Photo: Keystone

Près de cinq ans après l'échec de la fusion entre la caisse maladie bernoise CPT et sa concurrente Sanitas, l'ancienne équipe dirigeante de la CPT se retrouve devant la justice. L'ex-président du conseil d'administration Walter Bosch et le vice-président Bernhard Liechti sont accusés de gestion déloyale qualifiée.

L'Autorité de surveillance des marchés financiers (FINMA) avait dénoncé les deux hommes en 2012 déjà. L'organe avait constaté que les membres du conseil d'administration se seraient enrichis de manière illégitime en cas d'aboutissement de la fusion avec Sanitas. La FINMA avait alors sanctionné MM. Bosch et Liechti par quatre ans d'interdiction d'exercer.

Le Ministère public bernois a par la suite ouvert une enquête pénale et déposé plainte en juillet 2014 contre l'ancienne présidence de la CPT. Selon lui, le président Walter Bosch, ancien rédacteur en chef du journal de boulevard alémanique 'Blick' et publicitaire, ainsi que Bernard Liechti, vice-président de la CPT et fiduciaire, ont commis de graves violations contre leur obligation de diligence et de fidélité.

Rendements importants

Les deux prévenus auraient proposé aux actionnaires salariés un prix de rachat excessif de leurs parts. Selon la FINMA, le prix proposé était de 660 francs, alors que celui d'émission oscillait entre 28 et 40 francs. Certains employés, dirigeants et membres du conseil d'administration de la CPT auraient ainsi réalisé d'importants rendements avec l'argent des assurés.

Le Ministère public reproche également aux deux ex-dirigeants d'avoir approuvé un prêt non garanti de plusieurs dizaines de millions de francs au préjudice de la CPT. Autre accusation retenue, les accusés auraient accordé, à une exception près, des indemnités de départ excessives aux administrateurs.

Le procès devant le Tribunal pénal économique bernois doit durer jusqu'à mercredi. Le verdict est attendu pour vendredi après-midi. La loi prévoit une peine privative de liberté allant jusqu'à cinq ans pour gestion déloyale qualifiée.

/ATS
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