Employés Suisse soupçonne les patrons de profiter du franc fort

Employés Suisse soupçonne les patrons de profiter du franc fort

Photo: Keystone

Suppressions de postes, délocalisations, baisses de salaires, hausse du temps de travail: la liste des mesures prises par certaines entreprises suite au choc du franc est longue. Employés Suisse soupçonne certains employeurs de 'surréagir' et de profiter de la situation.

'Ces mesures sont plus fortes que le franc lui-même', a dénoncé la faîtière syndicale mercredi dans un communiqué. De plus, elles ont été introduites de manière trop hâtive, selon Employés Suisses, soit aussitôt après l'annonce tombée mi-janvier de l'abandon du taux plancher de l'euro par la Banque nationale suisse (BNS).

Trop tôt

Depuis, et 'presque chaque jour, de nouvelles entreprises annoncent un allongement du temps de travail à salaire égal pour leurs employés'. L'organisation estime qu'il est trop tôt pour prendre de telles mesures, alors que le franc semble se stabiliser à un niveau moins catastrophique qu'imaginé. Et de citer la révision à la hausse de la croissance helvétique en 2015 annoncée la veille par BAKBASEL.

'Celui qui réagit immédiatement, surréagit'. Employés Suisse soupçonne même certains patrons de profiter de l'argument du franc fort pour améliorer leurs bénéfices ou justifier une restructuration déjà planifiée.

Qu'en cas de nécessité

Lorsque des menaces sont avérées, notamment sur les emplois, l'organisation de travailleurs admet qu'une hausse de la durée de travail peut être introduite, pour autant que la convention collective de travail le permette. Dans le cas contraire, 'le chômage partiel représente une solution éprouvée'.

L'organisation appelle donc les employeurs à agir raisonnablement et à ne prendre de telles mesures que si elles sont absolument nécessaires en concertation avec les salariés et leurs représentants. 'Ce n'est qu'ainsi qu'elles seront efficaces et soutenues par l'ensemble des parties, employeurs et employés', a relevé Christof Burkard, directeur adjoint de la faîtière.

Employés Suisse rejette en revanche toute baisse des salaires ou rémunération en euros, qui s'avèrent 'très problématiques sur le plan juridique'. Quant à des suppressions ou délocalisations de postes, ce serait 'la pire alternative'.

/ATS
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