Expansion du commerce d'espèces menacées sur les réseaux sociaux

Expansion du commerce d'espèces menacées sur les réseaux sociaux

Photo: Keystone

Les réseaux sociaux tels Facebook et Instagram sont de plus en plus utilisés en Asie comme des plate-formes pour le commerce illégal d'espèces menacées comme les orangs-outans et les ours malais. Une situation dénoncée jeudi par des défenseurs de la nature.

Cette tendance représente une sérieuse menace dans une région du monde très portée sur les nouvelles technologies, où les produits dérivés de différentes espèces sont recherchés dans la médecine traditionnelle et où les animaux exotiques sont très prisés, soulignent le Fonds mondial pour la nature (WWF) et l'ONG de surveillance du commerce des espèces sauvages Traffic.

'Les trafiquants ont clairement recours à des méthodes non conventionnelles de vente, telle l'utilisation de portails en ligne et réseaux sociaux, afin d'éviter d'être détectés, de capter une plus grande audience et d'augmenter l'efficacité et la commodité des transactions', observe l'ONG dans un rapport publié en cette Journée mondiale de la faune et la flore.

Milliers de produits en vente

Un nombre croissant de trafiquants utilisent des groupes fermés d'utilisateurs sur Facebook et des forums en ligne protégés par des mots de passe pour atteindre des clients asiatiques.

En Chine, en l'espace d'un mois l'an passé, des milliers de produits d'ivoire, 77 cornes de rhinocéros et un grand nombre d'espèces d'oiseaux en danger étaient à la vente sur des sites comme QQ et WeChat, populaires en Chine, observe Traffic.

'Trouver des solutions créatives'

'Le réseau de trafic devient plus perfectionné', a déclaré le directeur de WWF pour la Malaisie, Dionysius Sharma. 'Nous devons avoir une longueur d'avance et trouver des solutions créatives pour éradiquer ce problème'.

Sur une période de 50 heures l'an passé, Traffic a observé 14 groupes de commerce illégal de faune et flore sur Facebook s'adressant à des consommateurs en Malaisie. Ces groupes totalisaient plus de 67'500 membres actifs.

'Le commerce paraît très décontracté et les trafiquants fournissent tranquillement leurs coordonnées. Ils proposent parfois de livrer un animal au domicile de l'acheteur', indique le rapport.

Les groupes sur Facebook peuvent rapidement changer de nom ou fermer un compte et apparaître sous un autre, des pratiques qui mettent en relief les difficultés à lutter contre ces pratiques. Contacté par l'AFP, Facebook s'est refusé à tout commentaire.

/ATS
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