Inquiétude à Prangins sur le site de GSK

Inquiétude à Prangins sur le site de GSK

Photo: Keystone

Le syndicat Unia s'attend à des suppressions de postes chez GlaxoSmithKline (GSK), ex-Novartis, à Nyon-Prangins (VD). La réorganisation concerne les 'cols blancs'. L'usine n'est pas touchée. Le nombre de collaborateurs sur le site ne changera pas, assure l'entreprise.

'Nous ne savons pas combien de personnes vont perdre leur emploi mais nous sommes convaincus qu'il y aura des licenciements, probablement selon notre estimation entre 10 et 30', a déclaré jeudi à l'ats Abdeslam Landry, secrétaire syndical chez Unia, confirmant des informations de 'La Côte' et '24 heures'. Des employés inquiets ont fait appel au syndicat pour défendre leurs intérêts.

Les employés du secteur R&D, qui compte environ 150 personnes, ont été invités à postuler pour de nouveaux postes, alors qu'ils sont encore sous contrat, explique le secrétaire syndical. Ceux qui ne seront pas pris seront licenciés. Aux yeux d'Unia, l'entreprise saucissonne les départs pour éviter la procédure de consultation, impérative pour un licenciement collectif.

Réorganisation en cours

GSK confirme qu'une réorganisation est en cours suite à la création d'une entreprise commune entre Novartis et GSK, qui a vu cette dernière reprendre le personnel du site de Nyon-Prangins. Mais elle assure que le nombre de collaborateurs - environ un millier, plus 400 temporaires - 'devrait rester équivalent à ce qu'il est aujourd'hui', indique Urs Kientsch, directeur des affaires pour la Suisse.

Le directeur explique que 'certains rôles seront modifiés ou éliminés' et que l'entreprise est 'en train de négocier un plan social avec les représentants des employés': 'tant que la réorganisation est en cours, nous ne pouvons pas nous prononcer sur le nombre de licenciements', a ajouté M. Kientsch.

Gros investissements en cours

Contrairement à 2011 où Novartis menaçait de fermer l'entreprise qui produit des médicaments sans ordonnance (OTC), le site n'est pas en péril, au contraire. Nyon-Prangins deviendra d'ici 2020 un pôle 'très important', un des quatre 'hubs' de GSK Consumer Healthcare, a expliqué M. Kientsch. Des investissements de l'ordre de 150 millions de francs sont prévus.

Pour l'heure, la direction négocie avec la commission interne du personnel. Une assemblée générale se tiendra la semaine prochaine pour décider ou non d'attribuer un mandat au syndicat. 'Nous voulons informer les gens de leurs droits', a fait valoir M. Landry qui regrette 'qu'on n'accepte pas le syndicat autour de la table alors qu'il a participé à tout le processus de sauvetage en 2011'.

/ATS
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