« Je ne crois pas à l'effet Hottinger », martèle le patron de l'ABPS

Photo: Keystone

Surendettée, la banque zurichoise Hottinger & Cie a dû mettre la clef sous la porte fin octobre. Interrogé par Le Matin Dimanche, Jan Langlo, patron de l'Association suisse des banquiers privés (ABPS), ne croît pas à un effet domino pour les petites banques privées.

'Je ne crois pas à l'effet Hottinger, pas plus que je ne crois à la théorie de la masse critique selon laquelle une banque privée qui aurait moins de 10 milliards de fonds sous gestion est condamnée', affirme M. Langlo dans les colonnes de l'hebdomadaire orange. 'La diversité de nos membres le prouve d’ailleurs', on y voit 'nombre de petits établissements bancaires se porter très bien'.

L'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) avait ouvert une procédure de faillite contre la banque Hottinger. D'après le régulateur, cet établissement victime des changements structurels au sein du secteur bancaire n'était plus en mesure, en raison de pertes répétées et de contentieux non réglés, de remplir les exigences en matière de fonds propres.

Membres 'pas à vendre'

Tidjane Thiam, le nouveau directeur général de Credit Suisse, 'a le droit d'appeler les banques privées suisses à le rejoindre', poursuit le directeur de l'ABPS. 'Mais concernant nos membres, leur réponse est claire: ils tiennent à leur indépendance et ils ne sont pas à vendre.'

Jan Langlo dirige l'ex-Groupement des banquiers privés de Genève depuis début juillet, succédant à Michel Dérobert, lequel prend sa retraite en fin d'année après 25 ans d'activité. Les membres de l'ABPS emploient plus de 6500 salariés dans le monde, dont 4500 en Suisse. Ils gèrent et administrent des actifs pour un montant de 700 milliards de francs, soit 13% des fonds sous gestion en Suisse.

/ATS
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