L'organisation ouvre ses portes dimanche à Genève

L'organisation ouvre ses portes dimanche à Genève

Photo: Keystone

Beaucoup d'idées fausses circulent sur l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Son directeur général Roberto Azevedo a souhaité mercredi changer l'image de l'organisation, dans une année décisive.

Le patron de l'OMC s'exprimait au Club suisse de la presse en vue de la Journée portes ouvertes prévue dimanche au siège de l'organisation, à Genève sur les bords du lac. L'OMC ouvre ses portes au public pour célébrer son 20e anniversaire et montrer ses nouveaux bâtiments de l'intérieur.

'Le public a beaucoup d'idées fausses sur l'OMC. Il faut changer cette perception. La transparence est la meilleure façon de le faire', a déclaré le Brésilien.

Il a affirmé que l'OMC n'a pas l'autorité pour contraindre les pays à accepter de nouvelles disciplines. 'Je ne peux pas montrer du doigt les pays. Si je fais cela, je suis mort', a déclaré M. Azevedo.

Ce sont les pays membres qui décident, a-t-il souligné. Selon lui, il y a encore un long chemin à parcourir pour changer l'image du gendarme du commerce mondial.

Année décisive

Pour le directeur général de l'OMC, la volonté politique de conclure le cycle de Doha fait encore défaut. Il a lancé le week-end dernier un appel aux dirigeants du G7 pour que ce sujet soit plus haut dans leur agenda, mais les positions ne convergent pas encore, a-t-il relevé.

Roberto Azvedo a déclaré que l'année 2015 sera une année décisive pour l'OMC. Il faut appliquer l'accord de la conférence de Bali sur la facilitation du commerce. Son entrée en vigueur dépend toutefois de sa ratification par les deux tiers des 161 pays membres, 'un long processus législatif pour certains', a indiqué le responsable.

Les exemptions et préférences pour les pays moins avancés sont un autre volet de la conférence de Bali à mettre en oeuvre. En outre, d'ici la conférence de Nairobi, en décembre, les membres doivent se mettre d'accord sur un programme de travail pour conclure Doha, un cycle lancé en 2001.

Trois dossiers sont sur la table, agriculture, industrie et services. 'Des différences conceptuelles importantes demeurent. Il y a un désir de trouver des solutions, mais je ne sais pas si ce sera possible rapidement', a indiqué prudemment M. Azevedo.

Un test

En dehors des négociations de Doha, le système de règlement des différends (près de 500 litiges en 20 ans) fonctionne bien, ainsi que la fonction de l'OMC de contrôle du respect des règles commerciales, a-t-il souligné.

Les négociations qui ont lieu en dehors de l'OMC entre les Etats-Unis et l'Union européenne d'une part, entre les Etats-Unis, la Chine et d'autres pays asiatiques d'autre part, sont pour lui un test. Si elles aboutissent, elles pourront ensuite inspirer le travail à Genève, a dit Roberto Azevedo.

/ATS
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